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منتديات جواهر ستار التعليمية :: منتدى التعليم الثانوي :: منتدى السنة الأولى ثانوي 1AS

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الأحد 21 سبتمبر - 21:39:54
المشاركة رقم:
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عدد المساهمات : 253
تاريخ التسجيل : 20/09/2014
مُساهمةموضوع: 1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


Le manuel que nous proposons est conforme au nouveau
programme élaboré pour la 1
ère
AS Lettres. Il répond aux
finalités de l'enseignement du français qui y sont énoncées
ainsi qu' au profil de sortie. Il vise à installer chez l'apprenant
les compétences définies. Il respecte également les choix
théoriques (linguistique de l'énonciation, approche communicative,
approche par les compétences). Son objectif est d'amener
l'apprenant à une utilisation du français par la connaissance
des règles qui régissent le code de la langue, de lui donner des
possibilités de développement de ses capacités de compréhension
et d'expression dans diverses situations de communication,
ainsi que des savoir-faire transférables dans la vie quotidienne
ou dans d'autres disciplines. Il en découle les principes qui ont
guidé les auteurs de ce manuel :
- Le manuel vise à mettre en oeuvre, au sein de séquences
clairement identifiées, les interactions entre lecture, écriture,
prise de parole, et entre les différents niveaux d'apprentissage
de la langue pour s'approprier des formes discursives qui seront
-
mises au service d'une intention de communication :
• phrase : les problèmes morpho-syntaxiques ;
• texte : les problèmes liés à la cohésion ;
• discours : la situation d'énonciation, la modalisation, la
3
dimension pragmatique.
Ce qui fédère donc les activités c'est la notion de discours. Il
s'agit :
• d'identifier les faits de langue dans leur rapport avec la visée
de l'énonciateur et donc avec l'interprétation que ce dernier se
fait du destinataire de son discours ;
• de voir comment la forme (narrative, descriptive, etc.) est
au service du sens et qu'elle ne détermine pas ce dernier
(comme la "sacralisation" des typologies a pu le faire croire).
En effet, il ne s'agit pas d'apprendre à décrire des textes
il s'agit de s'approprier des formes qui permettent de produire
des discours respectant les règles sociales et "culturelles" de
la communication. L'étude des formes est indispensable mais
elle ne représente pas la finalité,elleestunoutil;
- Le manuel vise à mettre en pratique la langue par des activités
de communication écrites ou orales, activités de production
qui ne représentent pas le dernier chaînon de l'apprentissage
mais un moyen de formation. Ecrire et parler sont des activités
indispensables
pendant
le processus d'apprentissage pour
s'interroger de façon motivée, approfondir sa réflexion sur le
fonctionnement de la langue. On apprend en faisant et non en
appliquant des règles de façon mécanique, à la fin d'une
séquence d'enseignement
.
4
Organisation du manuel
Deux niveaux d'organisation se retrouvent dans le manuel :
- Le premier est à appréhender par rapport aux trois projets
à concevoir pour l'année. Ainsi les deux premiers chapitres
visent un même projet, il en est de même des deux derniers.
- Le second obéit à la subdivision en cinq chapitres correspon
-
dant aux différentes intentions de communication définies
dans le programme.
Chaque chapitre commence par une
évaluation diagnostique
qui consiste à mesurer ce que les apprenants savent déjà
par
rapport à l'apprentissage visé
(avant même de rentrer dans
cet apprentissage). Les résultats de cette évaluation permettront
à l'enseignant de définir des objectifs supplémentaires (et de
trouver les activités pour les atteindre) ou de faire, au contraire
l'économie de certains objectifs s'il s'avère que les apprenants
sont déjà dotés de certains savoir-faire. Il s'agit donc de délimiter
les objectifs, de décider sur quoi va se centrer l'action didactique,
de décider quelles activités (ou quels exercices) seront à
privilégier.
Les résultats de l'évaluation diagnostique devraient permettre
à l'enseignant de concevoir sa propre progression après
l'exploration des domaines de problèmes qu'il aura recensés.
Chaque chapitre comprend deux ou trois séquences.
5




توقيع : RONALDO





الأحد 21 سبتمبر - 21:40:58
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تاريخ التسجيل : 20/09/2014
مُساهمةموضوع: رد: 1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


des
activités de lecture
: des textes suivis de questions sont
proposés pour développer les capacités de lecture (capacités
d'anticipation, de ré-organisation des textes, d'élaboration de
significations,d'évaluation)etfaireréfléchirlesapprenantssur
le rapport image-texte. Les textes ont été choisis en fonction
de critères tels que la lisibilité, la longueur, leur opportunité
par rapport aux objectifs visés, leur thème. L'ensemble de ces
critères étant difficile à obtenir, les auteurs ont eu parfois à
"retoucher" certains d'entre eux pour les rendre plus accessibles
(cf "d'après" dans les références) ou à produire certains textes
par souci didactique (reconnaissables à l'absence de références).
Les mots "difficiles" ne sont volontairement pas expliqués
pour que les apprenants s'habituent à consulter les dictionnaires et
à faire des hypothèses sur le sens des mots d'après le contexte
dans lequel ils apparaissent. Les enseignants sont tenus toutefois
de répondre aux sollicitations des apprenants concernant le
lexique même pour les moments consacrés à l'évaluation (sauf,
bien sûr, si le lexique rencontré dans les supports d'évaluation
l'a également été antérieurement, pendant l'apprentissage).
- des
activités d'expression écrite
(production de courts énoncés
ou de textes selon l'objectif) :
• travail d'expansion du texte par introduction de phrases (ex :
ajouter des définitions),parinsertiond'énoncés(ex:énoncés
au style direct, énoncés descriptifs, exemples etc.) ;
• passage d'un code à un autre code (opérations de transcodage
(ex : passage d'une BD ou d'un diagramme au texte écrit) ;
• travail de réduction du texte (par contraction ou par résumé) ;
• élaboration de textes.
7
Il va de soi que les activités citées (expression orale, lecture,
expression écrite) ne sont pas parallèles mais complémentaires
puisqu'elles visent toutes l'acquisition d'un même savoir faire.
Les séquences proposent des exemples d'
évaluations formatives
qui permettront à l'enseignant et à l'apprenant de faire le point
sur l'état des apprentissages.
A la findechaquechapitre,une
évaluationdetypecertificatif
suivie d'une grille d'auto-évaluation est proposée aux apprenants.
Cette grille peut servir de base à l'élaboration de la grille
d'évaluation des apprenants par l'enseignant (ce dernier la
rendra plus opérationnelle au vu des productions des appre
-
nants), elle peut donc servir après quelques modifications
à la co-évaluation (apprenant-enseignant), ou à l'évaluation
mutuelle (entre apprenants).
Le manuel est destiné à un large public mais ses auteurs n'ont
pu le concevoir qu'à travers la représentation qu'ils ont des élèves,
représentation élaborée à partir de leur propre expérience
d'enseignants. Cette représentation peut évidemment être
très éloignée de la réalité que chaque utilisateur connaît dans
sa classe. A ce titre, le manuel ne peut répondre aux besoins
spécifiques de chacun. Il doit nécessairement être adapté à la
classe. L'ambition du manuel est seulement de proposer des
canevas de séquences qui constituent un projet didactique. Ces
séquences peuvent être modifiéesdenombreusesfaçons:
Les enseignants peuvent choisir d'autres supports, adapter
un questionnaire, commencer par une activité d'expression
orale ou écrite pour, ensuite, proposer des textes à la lecture
afin que les apprenants comparent les discours, infèrent leurs
règles de fonctionnement et puissent investir ultérieurement
8
les ressources acquises pour améliorer leur propre production.
L'essentiel est qu'au bout de la progression adoptée par
l'enseignant, on retrouve les connaissances et savoir faire
visés par les objectifs.
Les projets
Le manuel s'articule autour des trois projets définis par le
programme qui s'actualisent en son sein par des
projets
didactiques
, c'est-à-dire un ensemble d'activités unies par
une relation de solidarité, organisées autour de la compétence
de communication. Ces projets didactiques peuvent servir de
base à la construction des
projets pédagogiques
qui, eux,
sont du ressort des équipes d'enseignants. En effet, seules ces
dernières connaissent les forces, faiblesses, motivations de
leurs apprenants ainsi que les contraintes matérielles de leur
environnement. Cette distinction entre projets didactiques et
projets pédagogiques, qui à notre sens devait être rappelée,
explique le fait que les savoirs et la progression purement
linguistique (grammaire de phrase et linguistique textuelle)
sont répartis entre les activités dans les séquences (pour la
réflexion sur le fonctionnement des faits de langue dans le
discours visé) et la partie "
exercices
" (pour la maîtrise du
code). Les exercices ne sont pas à faire dans l'ordre proposé par
le manuel mais ils doivent s'insérer dans la progression établie
par l'enseignant. Ils ont été choisis en fonction des faits de langue
dégagés dans les questionnaires de "lecture analytique", et de
ce fait, sont directement liés au programme. Il est toutefois
de la responsabilité de l'enseignant de contrôler les pré-requis
des apprenants, de proposer des exercices et des séances de
grammaire aux élèves en difficulté, de remédier aux lacunes
9
antérieures pour que les apprenants puissent faire les exercices
proposés par le manuel.
Les thèmes
Les thèmes formulés dans le programme ont été pris en charge.
Les chapitres (ou les séquences) ont une
dominante
thématique
:
- Chapitre 1 : séquence 1 : la communication (langue
orale, langue écrite, le langage de l'image) ; séquence 2 :
l'environnement de l'homme ; séquence 3 : la ville.
- Chapitre 2 : des métiers.
- Chapitre 3 : des loisirs.
- Chapitre 4 : les problèmes liés aux transports, à la
sécurité.
- Chapitre 5 : L'homme et la mer.
I
l est évident que des activités ou des exercices peuvent ne
pas respecter tout à fait la thématique du chapitre ou peuvent
reprendre des thèmes déjà abordés pour donner à l'apprenant
"l'occasion d'apprendre" (pour permettre l'apprentissage, il est
nécessaire que la matière soit abordée de façon répétée, qu'un
temps suffisant lui soit consacrée, que des occasions de
ré-apprentissage soient offertes).
NB : Ce manuel a été conçu pour les apprenants ayant eu un
cursus de quatre ans dans le cycle précédent. Pour les autres,
les enseignants auront nécessairement des aménagements à
faire. Ils auront alors à privilégier la compétence textuelle
plutôt que les aspects relatifs à la pragmatique, à choisir les
supports les plus simples et à éviter ceux qui sont au service
d'objectifs d'enrichissement, etc.
10
Chapitre premier
Dans le cadre de la réalisation du projet 1 : réaliser une
campagne d'information sur un sujet donné à l'intention des
élèves de l'établissement scolaire, ce chapitre doit permettre
aux apprenants, par la familiarisation avec les discours de
vulgarisation scientifique, d'écrire les textes qui apparaîtront
sur des panneaux.
La vulgarisation scientifique
Par "vulgarisation scientifique" il faut entendre tout discours
dont la visée est d'informer et de former le destinataire. Ce
discours ne s'adresse pas à des spécialistes. Ce n'est pas
un discours homogène et sa réalisation (ses manifestations
linguistiques et discursives) est diverse. Le point commun
des discours de vulgarisation n'est pas à rechercher dans des
oppositions de type espace/temps (qui permettent par exemple
de distinguer la narration de la description) mais dans une
intention, celle de combler des lacunes dans le domaine des
connaissances, lacunes supposées chez les destinataires du
message. Ils ont une visée "pédagogique" qui s'apparente
à celle de certains textes argumentatifs et l'on peut trouver
nombre de faits de langue communs à ces deux discours. La
différence entre eux réside dans le fait que les premiers se
préoccupent de la connaissance des destinataires, les seconds
de leurs croyances




توقيع : RONALDO





الأحد 21 سبتمبر - 21:41:51
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مُساهمةموضوع: رد: 1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


Ce chapitre est divisé en trois séquences. La première séquence
poursuit les objectifs suivants :
- Distinguer une situation de communication d'une situation
d'énonciation.
- Définirlescaractéristiquesdelalangueorale.
- Expliquer les rapports qu'entretiennent documents iconiques
et textes écrits.
- Contracter des textes par suppression des expansions (contenu
des parenthèses, expressions entre tirets, exemples, définitions).
Cette séquence, outre les objectifs poursuivis pour la réalisation
du projet, doit permettre de faire prendre conscience aux
apprenants que communiquer consiste à avoir un contenu à
transmettre (message) à un ou des interlocuteur(s) avec une
intention précise (le message devant respecter les modalités
d'utilisation des codes linguistique ou iconique). Assurer la
communication nécessite donc de se poser des questions pour
faire des choix pertinents relatifs à la situation de communication
et au(x) code(s) utilisé(s).
- dans la communication orale, les locuteurs sont en présence
l'un de l'autre, ils partagent la même situation d'énonciation
(même lieu, même moment...), ils peuvent inverser leur rôle
respectif, vérifieràtoutmomentlacompréhensiondumessage
et réduire au maximum les ambiguïtés grâce à cet échange.
- dans la communication écrite, le locuteur devient scripteur et
celui (ou ceux) à qui est destiné le message est (sont) absent(s).
Cet état de fait va entraîner un certain nombre de changements
dans le message :
• la forme graphique,
• l'explicitation des éléments de référence (la situation d'énonciation
n'étant plus partagée),
12
• une construction plus rigoureuse,
• la prise en charge de ce qui, à l'oral, relève des mimiques,
de l'intonation, des gestes,
• l'anticipation des réactions de l'interlocuteur pour éviter
des erreurs d'interprétation.
- l'utilisation du code iconique soulève la question de la fonction
qui lui est attribuée : facilitation de la compréhension du message
linguistique par un effet de redondance ou action sur le lecteur.
Les supports utilisés dans cette première séquence ont été
sélectionnés en fonction de cette problématique.
L'évaluation diagnostique
(page 6)
Telle qu'elle a été définie dans le programme, l'évaluation
diagnostique doit permettre de repérer les acquis sur lesquels
l'enseignant peut s'appuyer pour organiser des situations
d'enseignement ou d'apprentissage. L'exploitation des
résultats obtenus par l'activité proposée page 6 doit permettre
d'une part de savoir si les apprenants savent s'appuyer sur des
éléments pertinents pour retrouver l'organisation d'un texte
(exemple : le §1 comprenant une reprise anaphorique "ces
misérables" ne peut apparaître dans le texte qu'après une
description de ceux-ci, c'est-à-dire après le §2 etc.) ; d'autre
part si les apprenants sont capables de faire le résumé du texte
par la suppression des exemples et des expressions redondantes.
Ces deux savoir-faire sont visés dans le chapitre.
L'évaluation diagnostique doit :
• permettre aux enseignants de se faire déjà une idée de la
classe dans son ensemble, de constituer des groupes en
fonction de besoins communs, de cibler les élèves qui
13




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الأحد 21 سبتمبر - 21:42:36
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مُساهمةموضوع: رد: 1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


connaissent le plus de difficultés, d'améliorer le plan de
formation initialement prévu,
• permettre aux apprenants de se faire une idée de l'apprentissage
visé et par conséquent de mieux mobiliser leurs efforts.
Les apprenants doivent conserver ce premier travail et l'améliorer
au fur et à mesure. Cette pratique permet aux apprenants de
constater par eux-mêmes le chemin parcouru et les progrès
enregistrés.
Les évaluations diagnostiques données dans la suite du manuel
répondent au même type de préoccupations (avec évidemment
la prise en compte des spécificités de chaque objet d'étude).
Nous ne reviendrons donc pas sur l'évaluation diagnostique.
Lecture analytique
Apprendre à lire les textes, avoir une méthode est un savoir-faire
indispensable à faire acquérir aux apprenants. La pratique des
textes dans cette optique doit permettre de dégager les
articulations du texte afin de permettre de rattacher des idées
secondaires à une idée directrice, de faire apparaître les rapports
qu'entretiennent ces différentes idées entre elles. Elle fait
découvrir les intentions du scripteur par l'étude des faits de
langue investis dans le discours. Elle s'interroge sur l'opportunité
des formes de discours par rapport à ces intentions, elle
s'interroge sur la validité des énoncés par rapport au thème
du discours, au type de destinataire visé, aux explications
avancées sans juger le texte. Les questionnaires proposés
ciblent ces aspects en priorité et visent à installer ainsi une
méthode d'approche des textes.
14
Texte page 7
Le texte est un article de journal (références, disposition en
colonnes). En tant que tel, il ne s'adresse pas à un destinataire
particulier et pose alors le problème de sa compréhension par
un public hétérogène.
Pour lever les ambiguïtés et assurer des conditions de réception
maximales, le journaliste va utiliser de façon complémentaire
le code linguistique et le code iconique complétés par des
caractéristiques typographiques :
- au plan typographique, le découpage en paragraphes permet
de retrouver les grandes unités de signification(unepar§).
- au plan iconique, la carte et la légende livrent le thème du
texte et donnent un résumé du contenu.
- au plan linguistique, les éléments grammaticaux convoqués
(présent atemporel, quasi absence de pronoms personnels, le
champ lexical du mot langue) permettent de dégager la visée
du discours : informer. Il est à noter toutefois un passage qui
donne une explication (§3 : comparaison entre la situation
linguistique du Cameroun et celle du Nigeria). Le discours se
veut neutre, "objectif". Le seul pronom personnel utilisé est
"on" qui n'a pas la même valeur dans les deux phrases où il
apparaît. Du point de vue sémantique, "on" a normalement la
valeur de pronom indéfini (quelqu'un), en réalité le contexte
permet souvent d'identifier la (les) personne(s) désignée(s)
par "on". Dans la première phrase du texte "on" est mis pour
les"linguistes". Dans la seconde, il est mis à la place de "je"
(l'auteur de l'article), son emploi permet d'effacer le rapport
direct entre le journaliste et les lecteurs de son article et contribue
ainsi à assurer le caractère "objectif" de ce dernier. Cet emploi de "on"
se retrouve souvent dans les textes d'exposition de l'information.
Le contenu des parenthèses sert ici à apporter des précisions
15
ou à reformuler. Dans ce dernier cas, le journaliste donne le
terme savant à l'intérieur des parenthèses ("phylums") et
cette reformulation s'adresse donc aux destinataires dont
les connaissances sont plus étendues.
La question sur le préfixe "sub" veut attirer l'attention de
l'enseignant sur la nécessité de travailler la dérivation. Le discours
de vulgarisation scientifiqueestricheenpréfixesetensuffixes
et nous suggérons aux enseignants de les faire relever et
mémoriser par les apprenants tout au long du chapitre (et au-delà)
pour l'acquisition du lexique.
Nous renvoyons les enseignants à la partie "exercices" pour
la compréhension de la notion de "champ sémantique" par les
apprenants. Cette notion leur permettra d'utiliser plus
rationnellement les dictionnaires.
Suggestion pour l'orthographe : Rappeler la règle sur les mots
relatifs à un lieu géographique (prennent une majuscule les
noms qui marquent la nationalité ou qui désignent les habitants
d'un lieu, - ex : les Algériennes, le nom est considéré comme
un nom propre - ; prennent une minuscule les adjectifs ou les
substantifs employés pour qualifier,-ex:laculturealgérienne,
ils parlent l'arabe. -). Vérifier cette acquisition dans l'étude du
texte page 10.
Texte page 10
Ce texte dont le titre peut être "l'invention de l'écriture" a été
choisi pour son contenu culturel, pour son organisation et pour
les procédés linguistiques utilisés.
- Le contenu culturel : percevoir les rapports existant dans une
aire géographique (le bassin méditerranéen) à un moment de
l'histoire de l'humanité.
16
- L'organisation : Le texte précédent était bâti sur l'opposition
ou la concession, celui-ci sur une progression thématique éclatée
dont le deuxième § est une illustration perceptible par les
apprenants (la représentation graphique qu'est l'organigramme
et la présence de "d'une part" et d'"autre part"). Par rapport
au texte précédent, les apprenants auront à découvrir qu'un §
peut n'être qu'une expansion du § précédent (§3 /§2), il apporte
un complément d'information, une explication qui, dans la
perspective d'un résumé, n'est pas indispensable. Pour
travailler sur la cohésion du texte, les enseignants auront à faire
réfléchir les apprenants sur la valeur anaphorique (qui renvoie
à un élément du contexte antérieur) des expressions telles que
"cet événement".
Travailler sur ces aspects doit devenir une
habitude pour les enseignants et les apprenants
et, pour
cette raison, la suite du guide ne prendra pas tout le temps en
charge ces aspects.
- La langue : les apprenants auront à faire la différence entre
les deux points (Smile utilisés pour introduire une explication et
ceux qui introduisent un exemple. Ils devront également
comprendre que la construction impersonnelle, comme le "on"
étudié précédemment, contribue à rendre le texte objectif.
Texte page 13
Ce texte a un objectif d'enrichissement, il développe les idées
exprimées dans le texte précédent (l'importance de la ponctuation
après l'alphabet). Son intérêt principal est de montrer que des
scripteurs peuvent se manifester dans leurs discours (emploi
de l'impératif, "mépriser", "dédaigner", citation d'un tiers,
"imprudents") dévoilant ainsi à côté de la visée informative
(cf références) une visée argumentative.
17
Texte page 14
Les deux discours proposés à l'étude doivent permettre de
faire la différence entre situation de communication et situation
d'énonciation d'une part, et, d'autre part, de dégager les
caractéristiques de la langue orale.
La situation d'énonciation implique la présence en un même
milieu (ici) et au même moment (maintenant) du locuteur et
du destinataire. La présence de je (nous), de tu (vous), du
présent qui exprime le moment où le locuteur parle (présent de
l'énonciation), les déictiques (l'ensemble des mots renvoyant
à des éléments du cadre spatio-temporel que le locuteur et le
destinataire perçoivent ensemble "ce livre", "mon étagère", ou
les adverbes de temps comme "ce soir", "maintenant") sont les
faits de langue à faire étudier. Le présent se caractérise par une
flexibilité qui va du moment où l'énonciateur prend la parole
(et c'est ce présent qui va organiser la chronologie - antériorité
ou postériorité-) jusqu'à ce que l'on nomme le présent de vérité
générale ou atemporel. Les apprenants doivent dégager ces
valeurs dans les deux discours.
Les deux discours ont une même visée mais sont adressés à
des destinataires différents, ils ont été réalisés dans des lieux
différents que nous pouvons inférer (un enfant de la famille
qui exprime son incompréhension du message par une moue
ou un geste "j'vois que tu piges pas" et un groupe d'étrangers).
Le second discours est plus de l'écrit oralisé, il a été travaillé et
la langue employée est soignée. Le premier discours est une
production spontanée révélée par de nombreuses caractéristiques
de la langue orale : répétition de mots, marques d'hésitation,
rupture de construction, formes contractée




توقيع : RONALDO





الأحد 21 سبتمبر - 21:43:47
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تاريخ التسجيل : 20/09/2014
مُساهمةموضوع: رد: 1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


Les deux discours ont donc un thème commun, un énonciateur
commun mais ils sont destinés à des interlocuteurs différents.
Ils ont la même visée explicative et répondent à la question :
comment la langue française s'est-elle formée ?
Texte page 16
Le texte a un objectif d'enrichissement. Il permet de comprendre la
différence entre traduction (passage d'une langue à une autre
langue) et transcription (comment le mot perçu phonétiquement
a été conservé dans d'autres langues). Il permet également de
développer des connaissances géographiques et historiques.
Les expressions à comparer montrent que le scripteur prend
une forme de distance par rapport à son discours, il fait des
hypothèses : "nous sommes ainsi amenés...", "il semble enfin
que...", il exprime par contre la certitude par l'emploi de
l'expression "c'est en tout cas".
Texte page 18 : Le langage de l'image
Le texte a une visée pédagogique, il enseigne la prise de
recul, la lecture critique de l'image. En effet, deux moments :
le moment de la prise de vue et le moment du traitement de
la photographie permettent de trahir la réalité. Deux moyens
sont utilisés pour expliquer les techniques de traitement : la
définitionetl'exemple.
On retrouve l'organisation du texte par l'étude des progressions
thématiques :
Le début du texte a une progression à thèmes dérivés visible
déjà du point de vue typographique par l'énumération des
techniques (sous-thèmes : cadrage, retouche, légende) liés entre




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الأحد 21 سبتمبر - 21:44:47
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مُساهمةموضوع: رد: 1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


eux comme les parties d'un tout, le tout étant l'hyperthème "le
traitement de la photographie".
La findutexteauneprogressionàthèmeconstant:lesphrasesdu§
ont un même thème "l'image", thème repris par des substituts.
NB :
Le thème est avant le verbe, mais tout ce qui est avant
le verbe ne fait pas partie du thème (les connecteurs, les
mots de liaison ont un rôle extra phrastique et de ce fait ne
rentrent
pas dans l'analyse).
Page 19
Cette activité permettra d'évaluer la compréhension du texte
"Le langage de l'image". Un document iconique peut prendre
deux significations différentes en changeant de légende (les
deux premières photos), en le retouchant ( dans les deux photos
suivantes l'arrière-plan initial a été changé). Le texte, lui, pose
le problème du cadrage.
Texte page 23 : Dans ma maison
Le poème proposé à l'étude trouve sa justification par le fait
qu'il englobe un certain nombre de notions étudiées dans cette
première séquence : marques de la langue orale, champ
sémantique, énonciation, ponctuation ...
- Au niveau de la forme : l'aire scripturale montre qu'il s'agit
d'un poème. Les strophes et les vers de différentes longueurs,
les rimes identifiables dans certains segments seulement,
l'absence de ponctuation montrent qu'il s'agit d'un poème en
vers libres. Nous distinguons deux parties délimitées par un
saut de ligne supplémentaire qui montrent deux mouvements
de la pensée.
20
- Au niveau énonciatif : le poète "je" s'adresse à une femme
"vous" (l'accord dans "je vous ai attendue" autorise cette
interprétation). L'emploi de "vous" est toutefois plus ambigu
dans la seconde partie (on peut aisément le remplacer par
"nous", "on" : le genre humain), interprétation renforcée par
l'emploi de "on" dans "on ne peut pas danser sans eux".
- Le message : La deuxième partie du poème semble à première
lecture montrer l'ennui de quelqu'un qui attend et qui s'occupe
comme il peut. Le dernier vers tend à privilégier cette interprétation.
En fait le poète dans cette partie soulève les problèmes de
l'"arbitraire" de la langue (quelle justification donner aux
formules figées"bêtecommesespieds","gaicommeunpinson"?)
et l'"arbitraire du signe " c'est l'homme qui a appelé cet oiseau
comme ça". La suite permet au poète de continuer dans ce sens
en inversant l'ordre des mots dans les expressions "tiroir-caisse"
et "cheval de course".
- La langue : la langue utilisée est une langue simple, les
structures syntaxiques sont correctes mais portent la marque
de l'oral "comme ça", "faut être bête", le lexique appartient à
la langue familière "je gueulais". Cette utilisation de la langue
renforce l'impression que le poète s'adresse vraiment à son
interlocutrice comme si elle était en face de lui. La répétition
de certaines expressions donne une impression de spontanéité
(le poète s'exprimant naturellement, sans recherche). Ainsi
l'expression "comme ça" est utilisée de nombreuses fois avec
deux significations différentes : au début du poème, elle peut
être remplacée par "par hasard", dans la suite par "de cette
façon", "ainsi".
Le champ lexical d'"animal" avec des mots qu'on utilise également
pour l'homme tend à montrer que le poète n'exalte pas la
condition humaine.
Pistes pour l'orthographe : rappeler les règles d'accord sujet-verbe
quand "on" est indéfini ou quand il remplace "nous". Idem pour
l'emploi de "vous" (pluriel ou singulier : "vous" de politesse)
.
21
Objectifs de la deuxième séquence
-
Retrouver l'organisation des textes de vulgarisation scientifique.
- Distinguer les informations essentielles des informations
accessoires.
- Evaluer le degré d'objectivité du scripteur.
- Assurer la mise en page d'un texte à visée "pédagogique".
- Résumer un texte à partir de son plan détaillé.
Texte page 26 : La planète Terre
L'organisation du texte se révèle immédiatement par l'emploi
des temps. Le premier et le dernier § sont écrits au présent qui
est le temps de la définition. Le reste du texte a une structure
chronologique marquée par les temps du récit (imparfait, passé
simple) et par la présence d'expressions indiquant le temps qui
articulent le texte dans son ensemble. Cette structure chronologique
permet de rendre compte de l'évolution de l'humanité.
On trouve également des articulateurs logiques qui, à la
différence des premiers articulent des énoncés seulement. En
fait les § 3 et 5 , contenant des articulateurs logiques peuvent
aisément s'insérer respectivement dans les § 1 et 4 ce qui nous
permettrait d'obtenir un texte plus structuré.
Texte page 29 : La terre et l'eau douce
- L'organisation du texte :
Contrairement au texte précédent, ce texte a une structure
logique que l'on retrouve aussi bien au niveau des grandes
articulations ("Mais", "donc") qu à l'intérieur des § ("toutefois",
"finalement", "aussi"). Quand le discours de vulgarisation
22
scientifique a une visée explicative, l'énonciateur, pour
assurer la compréhension, emploie des articulateurs logiques
qui montrent les étapes du raisonnement et produit donc un
discours très explicite.
- La langue :
Le texte ayant une visée explicative, le lien cause-conséquence
est présent de façon explicite (ex: "étant stockés", "finalement"
etc.). Les apprenants doivent reconnaître les différentes manières
d'exprimer ces liens logiques. Faire remarquer l'inversion
du sujet après "Aussi" (rappeler qu'il en est de même après
"ainsi").
L'étude des "on" montre que sont désignés sous ce pronom
personnel des groupes différents : le premier "on" remplace
les non-initiés, ceux qui ne sont pas spécialistes des problèmes
de l'eau, le second "on" englobe l'ensemble des hommes de la
planète ; le troisième concerne les spécialistes.
L'emploi du mode conditionnel (présent et passé) exprime
l'éventualité. Montrer dans la dernière phrase l'antériorité
exprimée par le conditionnel passé par rapport au conditionnel
présent.
Suggestion pour l'orthographe :distinguer le participe présent
de l'adjectif en "ant", du gérondif.
23
Textes page 31
Ces deux textes traitant d'un même sujet ont été choisis pour
apprendre à sélectionner l'information et à "objectiver" un
discours.
Ces deux textes n'ont pas été écrits pour les mêmes destinataires.
Le premier, marqué littérairement (comparaisons, métaphores,
personnification) est destiné à un public cultivé, le second,
comme l'indique la référence, à un public scolaire.
Le premier est une description "subjective", le second, une
description "objective" qui apporte davantage d'éléments
d'information (la seule information supplémentaire donnée
par le premier texte est "dix-huit lieues").
La récriture du texte de Michelet peut se faire avec la classe
entière parce qu'elle demande un travail de reformulation
considérable et l'acquisition d'un vocabulaire précis (ex: prendre
sa source, affluents,delta...).
Activité page 33
Cette activité a pour objectif de mesurer la capacité des apprenants
à organiser un texte. Le thème du texte a déjà été évoqué page
30 ce qui devrait faciliter un premier accès au sens.
Ce type
d'activité n'est pertinent que si les enseignants font faire
aux apprenants un véritable travail sur la langue
. En effet,
il ne s'agit pas de deviner, il s'agit de justifieràchaquefoisles
regroupements opérés jusqu'à la reconstitution du texte dans
son intégralité. Les apprenants apprendront à être attentifs aux
structures de phrases (ex : la phrase interrogative commençant
par "pourquoi" appelle un développement explicatif). Une
définition telle que "Un iceberg, c'est de l'eau douce..." suit
24
la première apparition du mot "iceberg". Les procédés
d'énumération tels que "d'abord", "ensuite" permettent
de regrouper des éléments de la même façon que les mots
"la première", "la deuxième", l'expression "au contraire" est
également à utiliser comme les formulations "doit être", "doit
aussi être" etc.
Ce type d'activité permet à l'enseignant d'observer l'apprenant
pendant sa recherche, d'avoir des échanges constructifs : en
demandant à l'apprenant comment il procède, où il rencontre
des difficultésetc.,enluiapportantl'aideindividualiséedontil
a besoin, l'enseignant fait de l'évaluation formative.
Le texte reconstitué (qui suit) pourrait s'intituler "Pour un bon
usage des icebergs".
Il faut chercher l'eau douce là où elle se trouve. Deux sources
(et deux seulement) sont utilisables : la première est le dessalement
de l'eau de mer, la deuxième les prélèvements sur les seules
réserves existantes d'eau douce, c'est-à-dire la glace des
régions polaires, formée par accumulation et compression des
neiges tombées au cours des millénaires.
Le dessalement de l'eau de mer est un procédé très onéreux.
La production d'eau douce par le transport d'icebergs est, au
contraire, économiquement compétitive et réalisable.
Un iceberg, c'est de l'eau douce, si pure qu'elle est souvent
proche de l'eau distillée. Il a été estimé que plus de 10 000
milliards de m
3
de glace sont perdus chaque année sous forme
d'icebergs dans l'Atlantique.
Pourquoi aller chercher des icebergs au Pôle Sud ? Pourquoi
pas au Pôle Nord ?
D'abord parce que les icebergs arctiques sont, en général, des
cathédrales aux formes biscornues et irrégulières, d'une instabilité
25
dangereuse. Ensuite parce que, provenant de glaciers de montagne
(du Groenland par exemple), ils n'ont jamais les volumes
nécessaires. Les icebergs antarctiques, au contraire, sont
"tabulaires", de forme souvent régulière et de volume important.
Un iceberg "convenable" doit être assez volumineux (100 millions
de tonnes) pour fournir la quantité d'eau désirée. Il doit être
"tabulaire", sensiblement plus long que large (pour des raisons
inhérentes au remorquage) et avoir une surface aussi plane que
possible.
Texte page 34 : L'alimentation
Ce texte parle de sous-alimentation (premier §) et de
malnutrition (deuxième §). Le troisième § reprend le second
en donnant quelques précisions supplémentaires. Il n'a pas la
même importance que les deux premiers et on pourrait en faire
l'économie dans un résumé.
Le texte ayant une visée explicative, la présence de propositions
relatives se justifie. Dans la perspective du résumé, il est
indispensable que les apprenants distinguent la relative
déterminative (que l'on ne peut supprimer sans perdre de
l'information) de la relative explicative.
Une structure syntaxique est beaucoup utilisée, elle structure
même le texte : la tournure impersonnelle. Ce choix énonciatif
obéit à deux préoccupations : d'abord la volonté du scripteur
de ne pas s'impliquer directement dans le texte, ensuite le désir
de faire "basculer" un fait peut-être connu dans le propos et le
présenter ainsi comme nouveau (l
e propos étant l'information
nouvelle alors que le thème est ce sur quoi l'on s'appuie
pour faire progresser l'information, c'est-à-dire ce qui est
connu ou supposé connu
).
26
Texte page 37 : Je me présente, je m'appelle squelette
Le titre de cet article a une fonction incitative : l'envie de le
lire s'impose parce que le lecteur n'arrive pas tout de suite à
émettre des hypothèses sur son contenu. L'emploi de "je" est
déroutant.
L'article lui-même contient de nombreuses traces d'énonciation :
phrases exclamatives, interrogatives, comparaisons, métaphores,
qui rendent sa lecture agréable. L'article contient cependant un
grand nombre d'informations "scientifiques"et,àcetitre,peut
être récrit comme un texte didactique. Ce travail de récriture
permettra aux apprenants de sélectionner l'information pertinente,
d'"objectiver" un discours et d'assurer une mise en page. Il serait
intéressant de comparer le texte obtenu avec un texte sur le
même sujet, extrait d'un manuel de biologie.
Texte page 40 :
Ce texte pourrait avoir pour titres : "Le problème des détritus"
ou encore "Que d'ordures !". Son étude permet d'approfondir
l'étude de la proposition relative et de produire un plan
détaillé qui servira de base au résumé du texte. Sa structure
est essentiellement énumérative. Le nombre important de §
ne correspond pas aux grandes unités de signification qui ne
sont, elles, qu'au nombre de trois. Cela veut dire que certains §
peuvent être regroupés. Nous aurions ainsi :
• l e premier § qui met en relation la société moderne et les
détritus.
• les trois § suivants qui nous donnent l'origine, la provenance
des détritus.
• le reste du texte qui se préoccupe de l'élimination des détritus.
A l'intérieur de ces grandes unités de signification, chaque petit §
va constituer une unité de signification moyenne, solidaire
sémantiquement des autres. En reliant les titres des différentes
27
unités dégagées (les grandes et les moyennes), et en passant
des structures nominales caractéristiques des titres à des phrases
verbales, les apprenants pourront obtenir un résumé du texte et
acquérir ainsi une technique.
Objectifs de la séquence trois :
- Sélectionner l'information en fonction d'une intention de
communication.
- Résumer un texte en faisant un travail de reformulation.
Cette séquence doit permettre aux apprenants d'investir les
savoir-faire acquis, pour cette raison il leur est demandé de
produire plus souvent. Les quelques questionnaires donnés
après les textes vont permettre de vérifierlesacquisitions.
Texte page 55 : Je voyage bien peu
Ce poème a été choisi pour le thème mais également parce
qu'il permet de travailler sur l'organisation des textes.
Le texte se révèle immédiatement comme un poème avec ses
quatre strophes bien délimitées. Ce n'est pas, comme le premier
poème étudié, un poème à vers libres. L'architecture ici est
rigoureuse, deux vers de douze pieds (premier et quatrième
vers) encadrent deux vers de six pieds. Les rimes de chaque
strophe sont des rimes croisées (le même son termine le premier
et le troisième vers, un autre son termine le deuxième et le
quatrième vers). Nous constatons également que les sons sont
croisés : les premiers et troisièmes sons des rimes de chaque
strophe sont des sons "fermés" par opposition aux deuxièmes
et quatrièmes qui sont des sons "ouverts" ce qui donne déjà
une musicalité au poème. Cette musicalité est renforcée par
les assonances et les allitérations (ex : allitération en "r" dans




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le premier vers de la deuxième strophe, allitération en "z" dans
le troisième vers et la moitié du quatrième vers de la première
strophe).
Le poème, outre sa fonction esthétique, a une visée explicative,
l'énonciateur (le poète) explique pourquoi il "voyage bien
peu". Deux raisons sont à l'origine de cet état de fait : l'impression
de toujours voir la même chose ( troisième et quatrième vers
de la première strophe) et l'absence de l'être aimé (dernier
vers) dans les villes qu'il visite.
Au niveau des idées développées dans le poème, nous pouvons
retrouver trois parties et non quatre comme le découpage en
strophes le laisse supposer. En effet les strophes 2 et 3 correspondent
à une même intention de la part du poète : décrire ce qui l'a le
plus frappé. Ainsi Londres, grâce à la métaphore, est tout de
suite perçu comme une ville industrielle "coeur de charbon",
construite en brique rose, le poète la compare à une plante, le
pavot (sorte de coquelicot) dont on tire l'opium. Le poète nous
oblige ainsi à penser à l'Empire britannique et à l'introduction
en Chine de cette drogue par les Anglais. Le vers suivant "Où
l'on marche endormi" renvoie donc aussi bien aux ouvriers
recrus de fatigue qu'aux conséquences de la prise de stupéfiants.
Venise dont les rues sont des canaux justifiel'emploide"villeà
demi". Rome, connue pour ses vestiges datant de l'Empire est
riche en musées, en statues. Le poème ayant été écrit en 1923
donne une description d'Alger qui a encore des airs de village.
Ces deux strophes sont liées sémantiquement à la première
dont elles sont une sorte d'expansion.
La seule strophe possédant une unité de signification (elle
peut être lue et comprise seule), c'est la première. La dernière
strophe, avec le rappel anaphorique "ces villes" n'est pas non
plus indépendante, on ne peut comprendre à quoi renvoie
l'expression "ces villes" sans lire les strophes qui précèdent.
29
Chapitre 2
Ce chapitre est divisé en deux séquences qui permettent d'étudier
les manifestations du dialogue face à face et en communication
différée.
Les objectifs de la première séquence sont :
- Questionner de façon pertinente par la prise en compte du
statut de l'interlocuteur.
- Elaborer un questionnaire pour récolter de l'information
- Prendre sa place dans un échange.
Les objets d'étude "interview", "entretien" sont des moyens qui
permettent de voir se développer la compétence de communication
dans toutes ses composantes. Dans la mesure où ces objets
d'étude mettent face à face deux interlocuteurs clairement
identifiés(statutsocial,rôleassignédansl'échangec'est-à-dire
questionneur ou questionné), dans une situation particulière,
et avec un objectif de communication établi, les apprenants se
représenteront mieux les contraintes sociales et pragmatiques
de la communication.
Communiquer c'est avoir une représentation claire de l'autre,
de ses besoins, de ses croyances, de son niveau intellectuel
en général et de sa connaissance du référent extra-situationnel
(connaissance de l'univers dont on parle) qui est l'objet de
la communication. Cette représentation de l'autre amène le
locuteur a choisir des stratégies qui peuvent évoluer tout au
long du discours. Pour une étude productive de la langue , il
est nécessaire d'étudier les formes discursives en relation avec
les situations dans lesquelles elles ont été produites et de voir
comment ces formes servent à l'énonciateur pour agir sur le




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destinataire de son discours. En effet, la teneur d'un échange
langagier ne se résume pas à la somme des propos tenus, il faut
se rappeler que lorsqu'on produit un énoncé, on manifeste un
certain comportement vis-à-vis du destinataire de cet énoncé,
comprendre un énoncé c'est à la fois l'appréhender du point de
vue sémantique et pragmatique : "
tant qu'on ne sait pas si
tel énoncé est par exemple, un conseil ou une menace, tant
qu'on ne sait pas comment il doit être pris, il est évident
qu'on n'accède pas à son sens global, qu'une partie de
sa signification nous échappe, même si on comprend
parfaitement la significationdelaphraseénoncée.
"(Renacati
cité page 216 par C. Kerbrat-Orecchioni "L'énonciation"). Des
questions relatives aux actes de parole (ou de langage), compris
comme la mise en évidence de l'action envisagée sur le
destinataire par l'énonciateur à travers les propos tenus, seront
posées de façon récurrente dans ce chapitre et dans le chapitre
traitant de l'argumentation.
Les actes de parole peuvent :
• être commandés par des règles sociales : féliciter, s'excuser,
remercier, exprimer des condoléances etc. ;
• engager l'énonciateur : approuver, vanter, louer, blâmer,
interdire etc. ;
• engager l'énonciataire à donner des informations : questionner,
demander une confirmation,
• engager l'énonciataire à agir : ordonner, convaincre, contraindre,
prier de faire, conseiller etc.
Cette liste permet de comprendre la notion d'acte de parole,
elle n'est évidemment pas close. La valeur d'un acte de parole
peut être explicite (emploi du lexique, d'une structure syntaxique
comme l'interrogation, l'injonction ...) elle peut être implicite
et demande alors un effort d'interprétation en utilisant les
32
maintenir le contact, de montrer l'intérêt que l'on porte à l'autre
("Et alors ?", "Pourquoi n'êtes-vous pas resté en ville alors ?"
Cette seconde interrogation est inutile pour le développement
de l'information dans le texte : Kamel étant déjà en train
d'expliquer comment il est revenu à l'agriculture). Une autre
question est à étudier : "Vous ne pensiez donc pas devenir
agriculteur ?" cette question est une fausse question dans la
mesure où Kamel avait commencé à exprimer cette idée. Ces
fausses questions (ou questions rhétoriques ) correspondent à
un acte de parole différent de l'interrogation, elles sont l'équivalent
d'une assertion (affirmativeounégative).
La fonction phatique se rencontre aussi dans les réponses de
Kamel ("vous savez", "comment j'vais dire ça ?", "vous
comprenez...") cette fonction est importante dans la
communication précisément parce qu'elle manifeste le besoin
ou le désir de communiquer en dépit des difficultés(psychologiques
ou autres) que peut rencontrer le locuteur.
La première et la dernière répliques sont énoncées par le sociologue,
l'une d'elle sert à ouvrir l'entretien, l'autre à le clore.
L'entretien ayant été transcrit nous pouvons y trouver de
nombreuses marques de la langue orale : phrases inachevées,
formes contractées "c'que", onomatopées, répétitions de mots,
non-respect de l'inversion du sujet, prépondérance du "on" sur
le "nous" etc., et évidemment les faits de langue liés à la situation
d'énonciation (référence situationnelle avec les pronoms de la
première personne, le présent lié au moment où l'on parle, les
déictiques). Faire remarquer les deux emplois d'"aujourd'hui"
à la findutexte,l'undéictique,l'autrenon,onpourraitremplacer
ce dernier par "actuellement", "de nos jours".
Il est à remarquer que les réparties du sociologue ressemblent
plus à de l'écrit oralisé (on se rappellera qu'ayant à interviewer
33
un certain nombre d'individus, une préparation a été nécessaire).
L'entretien est ordonné chronologiquement.
Texte page 73
Nous avons vu dans le texte précédent les problèmes liés à
l'interrogation. Nous nous pencherons ici sur les actes de parole.
Avant cela , il est utile de faire remarquer que le changement
d'interlocuteur n'est pas signalé de la même façon que dans le
texte précédent. Ici, ce sont les caractères en gras qui désignent
la parole du journaliste.
Le chapeau donne les renseignements sur la situation de
communication et explique pourquoi l'interview se fait à ce
moment là : il s'agit de promouvoir le nouveau spectacle de
Smaïn.
On remarquera que, contrairement au texte précédent,
bâti sur la chronologie, celui-ci s'organise autour de quatre
thèmes (le nombre de répliques du journaliste ne correspond
pas à ce nombre : en effet, les trois dernières questions tournent
autour du même thème : Smaïn et l'Algérie). La diversité des
thèmes a pour but d' intéresser un maximum de lecteurs.
Outre l'échange entre Smaïn et le journaliste (première situation
de communication), l'interview est co-réalisée par les deux
interlocuteurs pour des lecteurs (deuxième situation de
communication) : au niveau de la langue, il est nécessaire de
faire remarquer aux apprenants que la langue utilisée est celle
de l'écrit. En effet, une interview est récrite et réorganisée par
le journaliste pour en faciliter la lecture.
34
On identifie facilement les actes de parole de Smaïn (ex :
dénonciation dans les première et deuxième répliques "j'étais
un bon alibi pour certains", "peiné de ce que je ressens en
regardant l'actualité" ; blâme dans la troisième où il faut noter
le recours à un terme argotique "mec" etc.).
L'émotion de Smaïn à l'évocation de son pays natal est perceptible
dans l'emploi du lexique mais aussi dans l'utilisation des points
d'exclamation.
Texte page 79 : A la claire fontaine
Ce texte littéraire a une visée explicative : faire comprendre les
règles qui régissent les rapports sociaux dans une communauté
villageoise. C'est en ce sens que les paroles rapportées par le
narrateur ne peuvent pas être attribuées à une personne
particulière, elles appartiennent à toute personne responsable
de l'éducation des filles(etdesgarçons).L'emploidestiretsest
à remarquer, ils ne signalent pas un changement d'interlocuteur
(sauf une fois), le locuteur est indéfini "conseille la maman
avisée" ce qui est l'équivalent sémantiquement de : toutes les
mamans avisées (valeur généralisante de l'article défini).
A noter l'emploi de "tomber" (d
énotation : sens du dictionnaire,
et connotation : suggestion, évocation, sens partagé par
un groupe social qui a les mêmes références, les mêmes
valeurs
).
Ce texte se prête bien à un travail de récriture (manuel page 80)
qui mettra en évidence sa visée explicative par un jeu de
questions-réponses, nous en donnons une version possible :
- Que ne doit pas faire un jeune homme bien éduqué ?
- Un jeune homme bien éduqué n'ira pas se poster à proximité
des femmes, ni flânersurleurpassage.
35
- Et une jeune fille(bienéduquée)?
- Une jeune fillebienélevéepassesoncheminsansseretourner
et on la voit rarement seule.
- Mais il peut arriver qu'un garçon vous plaise ?
- Si parfois s'échangent des regards qui vont droit au coeur, il
faut s'en contenter en secret.
- C'est-à-dire ?
- Attendre patiemment qu'un jour se renouvelle l'occasion de
se regarder encore ; un penchant discret peut naître, un choix se fixer.
- Et alors ?
- Alors les parents prennent la chose en main et quelquefois ils
s'entendent. Oui, cela peut arriver.
- Quels conseils vous donne votre mère lorsque vous allez à la
fontaine ?
- Choisis tes compagnes. Sois polie avec les grandes, ne cherche
pas à prendre le tour d'une autre. Ton père n'a jamais payé
d'amende pour une dispute à la fontaine.
- C'est tout ? que vous dit-elle encore ?
- Celle-là, ma fille , quand elle t'appellera, tu répondras que
les jarres sont pleines. Je ne veux pas qu'on vous rencontre
de compagnie. L'autre jour, ma fille, vous plaisantiez et riiez
fort tout près de la djemaâ. Ouardia a glissé pour avoir voulu
hâter le pas.
- Que répondez-vous alors à votre mère pour vous justifier?
- Oui mère. Il n'y avait que deux jeunes gens sur les dalles. Ils
ont détourné la tête.
- Cela a dû lui faire plaisir. Que vous a-t-elle dit ?
- Ils sont bien élevés, ma fille. Mais il vaut mieux garder son
naturel, un air sérieux et modeste ... Ne pas tomber, c'est
préférable.
36
Texte page 82 : Demain, dès l'aube
Ce poème a été écrit par Victor Hugo trois ans après la mort de
sa fille Léopoldine. Il est composé de trois strophes de quatre
vers appelées quatrains. Chaque vers compte douze syllabes
(alexandrins) et les rimes de chaque strophe sont des rimes croisées.
La présence de l'énonciateur et du destinataire sont fortement
marquées : pronoms de la première et de la deuxième personne.
Les temps employés sont le présent et le futur, toux deux ne
trouvant sens que par rapport à la situation d'énonciation. Cette
situation d'énonciation a cela de particulier que le destinataire
est mort. Il faut attendre le dernier vers pour le savoir et pour
pouvoir interpréter plus correctement les deux premières strophes.
La première strophe se caractérise par l'emploi de circonstants
de lieu et de temps qui traduisent aussi bien l'impatience du
poète que sa détermination. La seconde, par l'emploi du lexique
et de la négation montre l'emmurement du poète dans la douleur,
idée reprise par le début de la dernière strophe.
Le voyage du poète dure une journée de "l'aube" jusqu'au
"soir qui tombe", tous les paysages sont évoqués "campagne",
"forêt", "montagne", "mer" ce qui sert à traduire l'idée que
Léopoldine est présente dans l'esprit de son père
partout
et
tout le temps
, idée confortée par le dernier vers : le houx a
des feuilles persistantes, la bruyère est une plante vivace, qui
s'étend et qui a plusieurs floraisonsdansl'année.Lepoèmeest
donc l'affirmationparlepoètequelamortnedétruitpaslelien
d'amour et de tendresse.
37
Textes pages 85, 87, 89
Ces trois textes sont des lettres personnelles qui vont de la plus
littéraire à la plus "utilitaire", seule la dernière peut faire l'objet
d'un télégramme, les deux autres textes n'ayant pas de visée
informative, elles ont surtout une fonction expressive.
La lettre est une communication différée (
on parle de
"communication différée" quand les deux interlocuteurs
ne partagent pas le même moment d'énonciation ou le
même lieu (
ex : communication téléphonique). On dit d'une
lettre qu' elle est la moitié d'un dialogue (surtout lorsque la
correspondance est suivie) car elle donne des réponses à des
questions implicites ou à des questions rappelées par le scripteur.
La lettre ne posant pas de problèmes particuliers, nous nous
contenterons de faire le point ici sur les modalités, très présentes
dans ces discours.
On distingue deux types de modalités :
-
la modalité affective
qui, comme son nom l'indique, correspond
à l'expression de l'affectivité et qui se matérialise dans le
discours écrit par l'emploi des points d'exclamation, des interjections,
d'un lexique particulier (ex : les surnoms donnés pour exprimer
la tendresse, la complicité ; les adjectifs ; les verbes exprimant
un sentiment).
-
la modalité évaluative
qui correspond à un jugement et qui
se manifeste également par l'emploi de noms (à suffixepéjoratif
par exemple), par le choix des adjectifs, des verbes (verbes
exprimant une perception, une opinion, un jugement, une
probabilité), des modes (ex : le conditionnel quand il exprime
une probabilité).
38
Chapitre trois
Ce chapitre vise à doter l'apprenant de savoir-faire dans le
domaine de l'argumentation. Cette dernière définiesimplement
ici comme un discours qui met en scène une situation de
communication dans laquelle un émetteur (locuteur, scripteur)
exprime une opinion et sollicite de diverses manières le destinataire
pour le persuader de la justesse de celle-ci. L'argumentation
sera étudiée en 2
ème
et 3
ème
AS pour une analyse plus approfondie
(types d'arguments, progression du raisonnement, l'implicite du
raisonnement etc.) qui permettra aux apprenants de ne pas
être les destinataires "passifs" de ce type de discours. L'ambition
est ici modeste, il s'agira avant tout de distinguer le discours
argumentatif du discours d'exposition car leur réalisation de
surface peuvent induire en erreur (nombre de faits de langue
sont communs aux deux discours). Il s'agira ensuite de découvrir
les principaux plans (par accumulation, ou par opposition), de
distinguer une prise de position d'un argument ou d'un exemple,
d'estimer le degré d'implication de l'énonciateur dans son
discours, d'inférer la fonction (persuasive ou polémique) de ce
dernier. La compétence visée est plus une compétence de
lecture qu'une compétence de production (peu de sujets
d'expression écrite). L'objectif du chapitre est de consolider
ce qui aura été acquis dans le cycle précédent.
39
Le chapitre est divisé en deux séquences.
Objectifs de la première séquence :
- définirl'argumentation
- déterminer l'objectif d'une argumentation.
- planifieruneargumentation.
Objectifs de la seconde séquence :
- s'impliquer nettement dans son discours.
- identifierlafonction"polémique"del'argumentation.
Textes page 99
Ces deux textes ont en commun de parler de la lecture et de
présenter leur thèse respective au début du texte pour l'étayer
ensuite par des arguments. Ils se différencient par la situation
de communication. Le premier est un article de journal, et, à
ce titre, destiné à un grand nombre de personnes. Le second fait
partie de la communication orale : nous avons une discussion
entre deux interlocuteurs bien identifiés, qui entretiennent des
relations d'amitié : emploi de" tu", intérêt d'un des interlocuteurs
pour l'autre, intérêt qui va introduire l'argumentation (première
réplique).
Le premier texte, en introduisant la thèse au début, prépare en
quelque sorte les lecteurs à la partager. Il capte ainsi leur
attention, (à noter l'adjectif "vraie" dans "la vraie culture" qui
est utilisé comme un signal invitant les lecteurs à vérifier leur
compréhension du concept de culture). Le premier § donc
définit le rapport entre lecture et culture (l'exemple donné
servant à montrer la confusion entre diplôme et culture).
La thèse est reprise dans la conclusion.
40
Le titre "Aimez-vous lire ?" avec l'utilisation de la forme
interrogative et l'interpellation du lecteur n'annonce pas
vraiment le texte ni dans sa réelle problématique (rapport
entre culture et lecture)) ni dans ses réalisations linguistiques.
En effet, le destinataire n'est plus sollicité directement dans le
texte qui n'emploie pas les pronoms de la première et de la
deuxième personne. Le développement du texte avec sa
progression à thème constant ("les gens", repris par "ils") et sa
forte architecture (procédés d'énumération, l'emploi d'"ainsi",
de "donc") veut amener le lecteur à la même conclusion que le
scripteur par l'accumulation des arguments et leur présentation
"objective" (la parole n'est pas prise en charge par un "je"
clairement exprimé, emploi de l'expression "à leurs yeux"). Le
scripteur se dévoile vraiment dans l'introduction et la conclusion
par l'utilisation de modalités évaluatives comme dans "vraie",
impérativement". L'intention de l'auteur de l'argumentation est
de convaincre les lecteurs du journal pour les amener à devenir
de vrais lecteurs (tels que définis dans l'article) pour espérer
faire partie des gens cultivés.
Le second texte défend une thèse opposée : "la lecture ne
vaut rien pour un bonhomme", thèse destinée à faire changer
l'interlocuteur de comportement. La situation d'énonciation se
précise par la connaissance que nous avons des interlocuteurs
après lecture : le premier ne se préoccupe que des besoins
fondamentaux de l'homme et se méfiedutravailintellectuel,le
second revendique ce dernier comme étant ce qui différencie
l'homme de l'animal ("On peut en dire autant des poissons").
Le second pourrait ainsi faire partie des "gens" dont parle le
premier texte.
Le premier texte "Aimez-vous lire ?" est fortement structuré, il
41
sollicite la logique du destinataire du discours. Dans le second
texte, le premier locuteur essaye d'entraîner l'adhésion de son
interlocuteur en utilisant des affirmations nullement prouvées
("Montre-moi ...heureux), de fausses interrogations (équivalents
ici à des négations). Il ne s'agit pas de convaincre mais de
persuader l'autre.
Texte page 101 : Le jeu
Ce texte a été choisi parce qu'il peut, à première lecture passer
pour un texte d'exposition, en réalité il contient une argumentation
qui vise à changer les convictions de certains (exprimées dans
le premier §). Les deux § du texte ont une progression à thème
constant interrompue par une transition. La thèse du scripteur
est contenue dans cette transition (le jeu est
nécessaire
à
l'équilibre de l'homme") puis reprise plus fortement dans la
dernière phrase du texte ("élément
fondamental
de l'équilibre
de l'homme") . Le texte s'articule autour de l'expression "Mais
allons plus loin", la conjonction exprimant habituellement
l'opposition entre deux parties voit sa valeur "tempérée" par
l'injonction qui lui est adjointe (noter que l'impératif inscrit la
présence du scripteur -et des destinataires- dans le discours).
La conjonction "mais" n'est plus en opposition avec ce qui
précède, elle sert ici à introduire une étape supérieure dans la
compréhension du jeu.
Nous pouvons discuter le point de vue du scripteur (or un texte
d'exposition ne le permet pas) quand il parle de "maîtrise de
soi", lorsqu'il dit "sans conséquence pour la vie réelle". En effet
que penser des jeux d'argent par exemple, ou du jeu quand il
devient une passion ?
42
Textes pages 106 et 107
Ces deux textes ont un objectif d'enrichissement. Ils servent
de transition : à la séquence 1 ils appartiennent par le fait
que les scripteurs ne s'affirment pas en employant "je",
ne s'impliquent pas directement. Par leur ton polémique, par
l'abondance des actes de parole, ils ne peuvent pas être questionnés
sur leur appartenance éventuelle au texte d'exposition, ils sont
franchement argumentatifs et s'apparentent aux supports donnés
dans la seconde séquence.
Le premier texte dénonce la complicité entre les dirigeants
du sport, les sportifs, les journalistes et autres par rapport
au problème du dopage (perceptible à cause du phénomène de
transformation physique qu'il entraîne) et le fait que l'argent
pervertit l'esprit du sport. Le titre du texte est expressif : il fait
clairement référence aux scandales provoqués par des
athlètes qui ont été obligés de restituer les médailles gagnées
lors des rencontres internationales (championnat du monde,
jeux olympiques).
La position du journaliste est : pour sauver le sport, il faut
lutter contre le dopage. Cette position est exprimée de manière
différente dans " L'affaire Bolco... en particulier.". Cette position
est également inférable par :
• la mise en évidence des actes de parole (ex : il dénonce...,
il regrette ...dans le premier paragraphe; il ironise dans le
deuxième §, il reproche, il conseille, il s'alarme dans le
dernier).
• l'étude du lexique : "Goliath", "goinfrés" "oies".
• l'identification de l'anaphore "L'étonnant" qui structure le
premier paragraphe.
43
La thèse que défend le journaliste dans le second texte est que
le secteur de la musique peut être une industrie très lucrative
pour le continent africain (et pour les créateurs). Les arguments
avancés se retrouvent dans la seconde partie du premier §
(ils sont précédés par les exemples qui les illustrent), dans la
première phrase du deuxième § (depuis "engouement" jusqu'à
"spectateurs") , dans la première phrase du troisième §.
Nous retrouvons les actes de parole suivants : affirmer,déplorer,
s'alarmer (deuxième §), dénoncer, stigmatiser (troisième §),
s'insurger (contre l'argument avancé par les adeptes du piratage
dans le dernier §), préconiser, conseiller (dans le reste du §)
qui sont à faire découvrir par les apprenants comme sont à
faire découvrir toutes les traces qui montrent l'implication du
scripteur dans son discours (ex : les interrogations, le lexique :
gâchis, minable, bricolé, lamentable etc., les modalités évaluatives
"c'est quand même fort de ne pas comprendre...", "une hypocrisie
sans nom").
Texte page 109
Cet extrait d'une oeuvre littéraire a pour thème les relations
affectives à l'intérieur de la famille. Nous avons dans ce texte
une argumentation dans laquelle s'affirmele"je"delaprisede
position, le "je" qui revendique la paternité des idées qui sont
exprimées (cinquième réplique : "ce que je dis ... je l'affirme...je
le répéterais .").
La thèse défendue par Poil de Carotte est résumée dans la
dernière phrase : l'"affection" doit être "voulue, raisonnée,
logique", ce besoin de raisonnement, de logique se traduit
dans le discours de l'énonciateur par l'utilisation d'articulateurs
logiques "or", "parce que", "mais" ou par des liens implicites de
44
cause à effet (quatrième réplique") pour amener ses interlocuteurs
vers la même opinion. La thèse de Poil de Carotte est illustrée
par les arguments qu'il présente pour justifier l'affection qu'il
porte à son père ("je t'aime parce que tu es mon ami", "amitié
comme une haute faveur...que tu m'accordes généreusement")
à son frère ("je te remercie... de ta protection", à sa soeur ("tes
soins efficaces").PoildeCarottedéfenduneéchelledevaleurs
basée sur la raison et non sur les liens de sang.
La thèse opposée
à celle de Poil de Carotte se dégage en creux
(noter la fonction des phrases négatives dans le premier
paragraphe, de l'interrogation dans le second) : l'affection est
obligatoire entre les membres d'une famille, elle est de l'ordre
de l'"instinct", on ne doit pas s'interroger sur elle. Cette dernière
thèse est celle des autres membres de la famille, trois phrases
le montrent :
"Tu ne le répéterais pas deux fois", par cette phrase Félix montre
son désaccord et se fait également le porte-parole de sa mère.
"Quel mal vois-tu à mes propos ?", "Gardez-vous de dénaturer
ma pensée", ces deux énoncés montrent que Poil de Carotte se
sent incompris et condamné.
Le "Ah !" dubitatif du père va dans le même sens.
Texte page 112 Qui a tué Davy Moore ?
Ce texte est la traduction française d'une chanson de Bob Dylan,
célèbre chanteur américain. On recommande évidemment
aux enseignants, qui en ont la possibilité, de faire écouter
la chanson (même dans sa version américaine) pour que les
apprenants puissent faire le lien entre paroles et musique : la
musique peut soutenir un texte, le mettre en relief ou masquer
sa faiblesse. A défaut, on pourra interroger les apprenants sur




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1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


es chansons célèbres qu'ils connaissent et leur demander de
se prononcer sur le rapport cité plus haut.
"Qui a tué Davy Moore" a été choisie parce que c'est une chanson
qui fait réfléchirsurlanotionderesponsabilité et surlavalidité
d'une argumentation.
La chanson est composée de quatre strophes séparées par un
refrain. Outre sa fonction démarcative (secondaire dans ce cas
précis parce que les strophes se distinguent également par le
changement explicite d'énonciateur (première phrase de chaque
strophe "dit le ..."), le refrain sert à poser le problème et
insiste sur sa non-résolution. Il est utile de mentionner toutefois
que la fonction dévolue à tout refrain est de permettre la
mémorisation rapide d'une chanson.
Les quatre strophes sont composées de la même façon : leur
premier "vers" et leur dernier sont identiques. Il n'en va pas
tout à fait de même pour la strophe concernant le dernier
locuteur : se questionner alors sur cette différence (le boxeur
est l'agent direct de la mort, il fait référence au destin etc.).
Les énoncés descriptifs (deuxièmes vers de la deuxième et
troisième strophes) et narratif (quatrième et cinquième vers
de la dernière strophe) sont à noter car ils explicitent le rapport
de la boxe à l'argent ("cigare") ; à la notoriété ("papier pour la
une") ; mais aussi à l'exploitation de la misère ("de Cuba il a
pris la fuite").
Les divers arguments présentés par les différents accusés étant
facilement identifiables, il est plus intéressant de demander
aux apprenants :
• de retrouver ce que l'on reproche à chacun des accusés (ex : dans
le premier § "si au huitième round j'avais dit assez" implique
46
qu'on a reproché à l'arbitre de ne pas avoir arrêté le match à
ce moment-là).
• de montrer que ces arguments ne résistent pas à l'analyse
ainsi :
première strophe : l'arbitre a laissé mourir un homme pour que
les gens en aient pour leur argent.
deuxième strophe : le manager ne s'est pas soucié de contrôler
l'état de santé du boxeur avant de l'engager dans le combat.
troisième strophe : "ça fait partie de la vie américaine" est une
constatation, non une justification.
quatrième strophe : "mais pour ce travail on me paye"
légitime ainsi "la fin justifie les moyens", nie les problèmes
de conscience que doit se poser chaque être humain avant de
commettre un acte. Noter aussi le recours au destin lorsque
l'on n'a plus d'arguments.
La chanson fait le procès des principaux acteurs de la boxe
mais elle vise également les spectateurs inconscients ("mais
la foule aurait sifflé"). Elle met en évidence la responsabilité
collective face à cette mort. Son auteur veut montrer que,
quelque soit le problème de société, chacun de nous doit se
sentir concerné, car nous faisons justement partie de la société.
Textes pages 114, 115
Nous avons affaire à deux lettres (une personnelle et une lettre
administrative) et à un CV produits par la même personne. Ce
choix permet aux apprenants de mieux distinguer les
ressemblances et les différences entre les deux premiers
discours :
- forme : la lettre personnelle n'indique pas ici le lieu, il est
supposé connu par le destinataire. Elle n'a pas de disposition
rigoureuse, contrairement à la lettre administrative qui doit




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1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


respecter des normes de présentation : typographie et mise
en page doivent permettre de faciliter la lecture et de prélever
rapidement les informations.
- énonciation : prise en charge du discours par un "je" en
direction d'un destinataire identifié : les rapports qui existent
(ou pas) entre l'énonciateur et le destinataire entraînent le choix
du pronom personnel "tu" ou "vous" et déterminent le choix du
niveau de langue. Dans la lettre administrative, l'obligation
de mentionner l'objet est une marque de considération pour le
destinataire (respect du temps qu'il a à sa disposition : il lira ou
ne lira pas l'ensemble de la lettre selon ses propres préoccupations,
il adressera la lettre - ou pas - au service compétent pour qu'elle
soit traitée). La référence situationnelle appelle l'emploi des
temps qui sont liés à la situation d'énonciation : le présent qui
indique le moment de la prise de parole à partir duquel vont se
répartir les temps exprimant l'antériorité ou la postériorité.
- l'argumentation : elle peut se trouver dans les deux types de
lettre mais elle se retrouve presque systématiquement dans la
lettre administrative. Cette dernière ayant pour visée de
résoudre un "problème" (ici, il s'agit de trouver un emploi)
on y trouvera, à côté des informations à donner, des éléments
cherchant à exercer sur le destinataire une certaine impression
qui l'engagera dans la voie désirée (recrutement), c'est la fonction
dévolue aux expressions " je souhaite vivement", "motivation
nécessaire".
- La rubrique "divers" ou "informations complémentaires" dans
un CV a également une fonction argumentative : le postulant se fait
une idée du destinataire de son CV (valeurs de l'entreprise,
qualités attendues découlant de ces valeurs) pour indiquer (ou
pour occulter) ses activités extra-professionnelles, ses cen
-
tres d'intérêt et ceci dans le but de se démarquer positivement
des autres candidats.
48
Chapitre 4
Le chapitre est divisé en deux séquences.
Objectifs de la première séquence :
- Retrouver la chronologie des actions.
- Retrouvez les moyens mis en oeuvre pour attester la réalité
des faits (ou pour prendre de la distance par rapport à cette
réalité).
- Résumer un fait divers (sous forme de chapeau ou de texte
court se limitant au noyau informatif).
- Relater de manière objective un événement.
Objectifs de la seconde séquence :
- Expliquer la fonction des "dires" insérés dans la relation
d'événement.
- Retrouver la "voix" du journaliste (marques de l'énonciation,
"morale" du fait divers).
- Relater un événement en relation avec son vécu à des destinataires
identifiésetens'impliquantdanslarelation.
Ce chapitre a pour objectif de doter l'apprenant de la compétence
à relater un événement en relation avec son vécu. Le choix
de l'objet d'étude qui, rappelons-le, n'est qu'un moyen pour
installer les savoir-faire et non une fin en soi, se justifie par
le fait que ce type de discours renferme un certain nombre de
faits de langue qui répondent bien à nos préoccupations
didactiques : de quoi les apprenants doivent-ils être dotés pour
raconter à partir de leur présent ? Il ne s'agit donc pas de produire
de véritables fait divers (les apprenants ne sont pas journalistes)
mais d'initier les apprenants à la lecture d'articles de presse
49
afin de dégager de ces derniers des outils leur permettant
de comprendre le fonctionnement et l'organisation de textes à
mettre au service de leur propre visée communicative.
Pour raconter, il faut nécessairement avoir "quelque chose à
raconter", un événement que l'on pense intéressant pour les
autres c'est-à-dire un événement qui présente une rupture avec
la quotidienneté et qui, en même temps, fait partie de l'univers
des représentations partagé par les lecteurs éventuels. Ce dernier
aspect permet de classer les faits divers en rubriques (catastrophes,
insolite etc.). Les premiers faits divers (5) proposés à l'observation
constituent une étape de préparation à une étude plus poussée
qui, elle, devrait permettre la conceptualisation de tous les faits
dégagés lors de cette première approche.
- "en relation avec son vécu" implique que l'événement n'est
pas détaché du présent, on le raconte parce que l'on se sent
encore concerné d'une manière ou d'une autre par lui. Ceci
a pour conséquence le choix des temps qu'on utilisera dans
sa production écrite. A la différence du récit de fiction qui
utilise la combinaison passé simple/imparfait pour exprimer
l'action envisagée en dehors de ses relations avec le moment
de l'énonciation, le fait divers utilise la combinaison passé
composé/imparfait qui montre que même si l'action est achevée,
elle reste en rapport avec le moment de l'énonciation, parce
que ressentie comme telle. Les temps utilisés seront donc le
passé composé pour exprimer les actions délimitées dans le
temps, l'imparfait pour indiquer le cadre, le décor (ex : premier
fait divers page 129 "qui réglait la circulation"), le plus-que-parfait
marquant l'antériorité des actions par rapport à celles qui sont
énoncées au passé composé (ex : faits divers 1 et 4 pages 123
et 124). Il est intéressant de noter que la date de parution de
l'article joue le rôle de repère temporel, elle indique le présent
50
de l'énonciation commun au journaliste et aux lecteurs. C'est à
partir de la date de parution que seront utilisés les indicateurs
de temps : hier, il y a trois jours, la semaine dernière etc. par
opposition aux indicateurs qui tirent leur signification du
cotexte c'est-à-dire d'autres éléments du texte : la veille, deux
jours auparavant; ce jour-là etc. (pour comprendre ces dernières
expressions, on doit se situer par rapport à un point de référence
donné
dans
le texte). Le système des temps verbaux et des
indicateurs temporels permettent de retrouver la cohésion du
récit, l'ordre chronologique des faits.
- Le fait divers est également fortement ancré dans l'espace
pour attester de la réalité de l'événement raconté. A ce titre, il
permet de faire travailler les élèves sur les circonstants de lieu,
sur leur place dans la phrase et par conséquent sur leur rôle
éventuel dans la progression thématique.
- Il n'y a pas de progression thématique privilégiée dans le fait
divers, on retrouve aussi bien la progression à thème constant
(ex : fait divers 2 page 124 et 129), à thèmes dérivés (ex : premier
fait divers page 130) ou la progression à thème linéaire (ex :
premier fait divers page 131),
tout dépend du thème que l'on
a choisi de mettre en évidence
( d'où l'importance des voix
active et passive). Travailler sur la progression thématique est
fondamental dans l'étude des faits divers car c'est elle qui porte
la dynamique du texte, qui en assure "l'ordre" (on ne peut pas
s'appuyer sur des articulateurs de type logique puisqu'il ne
s'agit pas de retrouver un raisonnement). Ceci doit amener à
approfondir la réflexionsurlephénomènedediscoursqu'estla
co-référence
(c'est-à-dire la reprise d'un élément déjà rencontré
dans la suite du discours -reprise anaphorique-) et son importance
dans la cohésion et la cohérence des textes.
51
Les apprenants appréhenderont le phénomène par l'étude :
• de la pronominalisation (personnelle, relative, démonstrative),
• du lexique (ex : troisième fait divers page 123 où l'on passe
de "conducteur" à "chauffeur" puis à "chauffard"),
• de la reprise de segments plus importants sous une forme
nominalisée (ex : page 128 "ont envahi"...... "cette invasion"),
• des équivalents sémantiques (ex : page 128 : "calamité",
"type de phénomène").
- L'importance des sources d'information est à signaler aux
apprenants. Ces derniers doivent évaluer la fiabilitédessources
par un travail sur les éléments d'ordre syntaxique ou lexical
(emploi du conditionnel, d'expressions telles que "laissé entendre",
"selon les services concernés"etc. - ex : activité proposée
page 129 -), et par un travail sur le sémantisme des verbes
introducteurs.
- Les faits divers de la seconde séquence doivent apprendre
à distinguer les différents "dires", les différentes voix qui
existent dans un texte (celles des témoins, celle du journaliste
qui rapporte ou qui commente). Le texte page 134 se prête
particulièrement à une analyse du phénomène. Tous les faits
divers de cette séquence portent des marques de subjectivité
facilement repérables. Ils sont, par un effet de "mise en scène",
de "dramatisation", plus proches des récits purs que des faits
divers (la date de l'événement n'a même plus d'importance), et,
en ce sens, sont des exemples de textes que les apprenants sont
invités à produire.
52
Chapitre 5
Le chapitre comprend quatre séquences.
Objectifs de la première séquence :
- Repérer l'organisation du récit (structure élémentaire).
- Repérer les endroits où un récit peut bifurquer (possibles
narratifs).
- Résumer un récit en s'appuyant sur son schéma narratif.
Objectifs de la deuxième séquence :
- Etablir des relations entre le portrait physique, le portrait moral,
les paroles et les actions du personnage principal.
- Attribuer la fonction de "force agissante" à des personnages,
lieux ou objets.
- Inférer la fonction d'une description.
- Enrichir par un passage descriptif une séquence narrative.
Objectifs de la troisième séquence :
- Retrouver le schéma actantiel qui "porte" un récit.
- Expliquer l'apport des parties discursives dans un récit.
- Rédiger un récit à partir d'un schéma actantiel en y intégrant
des paroles.
Objectifs de la quatrième séquence (synthèse) :
- Retrouvez le schéma narratif d'une nouvelle (structure complexe)
- Retrouvez le schéma actantiel d'une nouvelle.
- Inférer la portée "morale" (ou symbolique) d'un récit.
- Elaborer une fichedelecture.
54
nombreux indices que seule une seconde lecture permet de
mettre en évidence et qui contribuent eux aussi au suspense.
-
Lʼeffet de réel
:
L'effet de réel est un procédé dʼécriture qui consiste à
multiplier, dans le récit fictif, des éléments renvoyant à une
esthétique réaliste. Ainsi le nouvelliste introduit-il dans la trame
de son récit des détails contingents, peu fonctionnels, mais
dont la mission est de faire vrai (détails sur le lieu, lʼépoque
de lʼaction, introduction de références historiques pour parler
d'événements ou de personnages etc). Jouant sur lʼillusion
réaliste, il sʼefforce donc dʼapporter cette touche vériste qui
authentifieunesituation,unpersonnageouunlieu.Dans "LeK"
de Buzzati, nouvelle traversée par le fantastique, cette touche de
réalisme ou de "vérisme" se retrouve, entre autres, dans lʼépilogue
du récit où lʼauteur déploie un passage qui rationalise notre
vision du "K", à savoir que, pour la plupart des gens et des
scientifiques,cepoissonnʼexistepas.
-
La focalisation
:
• géographique : tout se passe dans un même lieu. Dans "le K",
l'action se situe principalement en mer, lieu de départ et d'arrivée
de l'action. La terre est vue comme un lieu de passage
ressenti comme une entrave aux désirs profonds de Stefano,
et, à ce titre, ne constitue pas un objet de description.
• temporelle : le récit peut porter sur quelques heures, quelques
jours seulement ; dans "Le K", toute une vie est racontée en
quelques pages et cela est possible grâce à la focalisation sur
un aspect seulement de cette vie : le rapport de Stefano à la
mer et au K, grâce à l'utilisation de structures répétitives (cf
page suivante) et du lexique qui permettent à l'histoire de
55
cette vie de connaître des ellipses.
• sur les personnages : il nʼy a le plus souvent, quʼun ou deux
personnages principaux.
-
Le discours économique de la nouvelle :
Le nouvelliste peut concentrer dans une même unité discursive
les fonctions narratives, descriptives et expressives (ex : le
dialogue peut assurer à la fois une fonction descriptive de
caractérisation et une fonction narrative - voir la description
du K faite par le père de Stefano - ).
-
La répétition :
La nouvelle a souvent des structures répétitives. La répétition
se traduit par la duplication de scènes, la reproduction de faits
qui donnent à ce genre de récit un caractère circulaire et clos.
Il en est de même pour la répétition sémantique, ou anaphore,
(répétition dʼun mot, dʼune formule comme "tentation de
l'abîme", "attraction de l'abîme", dʼune phrase, dʼun passage ou
dʼune séquence).
La présence de cette redondance propre à la nouvelle est notable
dans le deuxième extrait page 167 :
1
er
partie. Situation dʼéquilibre : Stefano est envoyé au loin
par son père pour le protéger du K.
Dégradation de la situation : Stefano revient chez lui pour les
vacances. Le K est toujours là à le guetter.
2
ème
partie. Situation dʼéquilibre : Stefano poursuit sa vie au
loin, et réussit dans sa vie.
Dégradation de la situation : Stefano décide de retourner chez
lui et de reprendre la vie à laquelle il se destinait, donc de
retrouver le K.
56
-
Les procédés de dissimulation
:
Toute nouvelle se fonde sur une absence, un manque qui
détermine lʼaction du héros cʼest-à-dire sa quête. Si le nouvelliste
prend le parti de ne pas tout nous révéler dès le départ, cʼest
dans le but de ménager le suspense qui sʼachève sur le coup
de théâtre final. Ainsi, tout au long du récit, lʼauteur laisse-t-il
planer des doutes et des incertitudes quant à la réussite de son
héros . Ces zones dʼombre mèneront le lecteur à des interprétations
multiples : symboliques, métaphoriques et/ou allégoriques.
-
La visée de la nouvelle
:
Toute nouvelle a une visée (exemplaire, initiatique, récréative,
argumentative ou symbolique). Elle peut être vecteur
dʼinterprétations multiples, ce qui nous amène à parler de
la chute dans la nouvelle. Cette chute est un moment clé qui
permet au narrateur/conteur de faire montre de tout son talent
en ménageant un effet de surprise qui donne au lecteur matière
à réfléchir...
Ainsi s'agira-t-il de mettre en lumière dans la nouvelle "Le
chef" (page 171) le coup de théâtre que constitue la chute
par opposition à la première partie du texte, de voir comment
lʼauteur, pour ménager son effet de surprise, donne dʼabord à
voir lʼimportance du chef (comparer l'importance du premier
§ par rapport au second) pour en montrer la vanité et la fatuité
face au destin inexorable qu'est la mort. Toute la morale de ce
texte se lit à travers ces dernières lignes en forme de faire-part
de décès. Ce même procédé est à étudier dans le quatrième
extrait du K.
Cependant, et à cause de la diversité que présentent les
nouvelles, il ne faudrait pas voir toute nouvelle comme
un ensemble d'éléments fixes, combinés de telle sorte quʼils
57
visent tous à produire un effet unique. La chute, par exemple,
nʼest quʼun des procédés possibles de structuration de la
nouvelle. Elle nʼen est pas moins très fréquente. La surprise
quʼelle provoque fait partie du plaisir spécifique procuré par
la lecture dʼune nouvelle, elle peut pousser les apprenants à
exprimer leur vision personnelle et leur interprétation des
événements en fonction dʼindices quʼils auront trouvés dans
le texte.
Etude de la nouvelle proposée dans le manuel
Cette nouvelle a été partagée en quatre séquences narratives,
(une séquence narrative représentant une étape dans l'évolution
de l'action) qui déterminent les quatre séquences d'apprentissage
prévues. La nouvelle doit être étudiée de façon spiralaire c'est à
dire qu'il faudra revenir à chaque fois sur la (ou les) séquences
vues antérieurement pour apprécier sa progression Chaque extrait
de la nouvelle sera séparé du suivant par une série dʼactivités
diversifiéesvisantàinstalleretàapprofondirlesnotionsqui y
auront été abordées.
Première séquence :
Organisation des séquences narratives :
C. Bremond (1966), définit le récit ainsi : "
Tout récit
consiste en un discours intégrant une succession dʼévénements
dʼintérêt humain dans lʼunité dʼune même action ainsi,
description, action et discours doivent-ils impérativement
intégrer une unité dʼaction, où les événements rapportés
sont produits par des agents et subis par des patients
anthropomorphes. Cʼest seulement par rapport à un projet
humain (quête) que les événements dʼun récit prennent
sens et sʼorganisent
".
58
Le récit élémentaire comporte deux types dʼépisodes : ceux
qui décrivent un état dʼéquilibre ou de déséquilibre, et ceux
qui décrivent le passage de lʼun à lʼautre. Pour les appréhender plus
clairement nous nous appuierons sur deux schémas :
- le schéma structurel du récit ou schéma narratif (schéma quinaire
comportant les cinq étapes : situation initiale ou situation
dʼéquilibre ; élément perturbateur ou perturbation du calme
initial ; déroulement des événements ou péripéties ;
dénouement ou équilibre rétabli et situation finaleouchute.)
• le schéma actantiel qui nous permettra dʼétudier les forces
agissantes dans un récit et la façon dont elles inter-agissent et
contribuent au tissage de la trame narrative. Ce faisant, nous
dégagerons les procédés de dissimulation qui, dans le texte,
permettent dʼinstaller le suspense et lʼeffet de surprise final.
Roland Barthes, dans un article de la revue "Poétique", 1970,
conseillait dʼétablir dʼabord les deux ensembles limites, initial
et terminal, puis dʼexplorer par quelles voies, à travers quelles
transformations, la finrejointledébutdurécitoucommentelle
sʼen démarque. Il faut expliquer le passage dʼun équilibre
(initial) à un autre (final) ; de lʼouverture (incipit) du roman,
récit ou nouvelle, à la fin de ces derniers, (excipit). Ainsi
donc,
"
Repérer la structure dʼun récit (schéma narratif)
permet dʼen circonscrire lʼarchitecture et dʼen apprécier
le rythme général. Cʼest un travail de base pour bien connaître
le récit que lʼon se propose dʼétudier ; cependant il ne
faut pas perdre de vue que ce nʼest quʼun moyen et non
une fin ; moyen efficace qui permet ensuite de passer à
une lecture interprétative en respectant au maximum les
niveaux dʼimportance et le volume textuel des réseaux qui
tissent le texte : deux réseaux en particulier celui des
personnages et celui des actions
" (JM. Adam).
59
Lʼétude de la structuration en séquences de la nouvelle
permettra donc de voir comment le nouvelliste déroule son
récit, comment il installe de la cohérence dans l'histoire, et
comment les différentes parties ou séquences sont organisées
pour contribuer à rendre la nouvelle plus attrayante et plus
surprenante.
Pour le premier extrait,
nous étudierons lʼorganisation du récit
du point de vue de
la structure élémentaire.
Ainsi, on sʼattachera
à dégager
le schéma narratif
de ce premier extrait, ce qui
amènera lʼapprenant à mieux comprendre
la logique des
actions
dans le récit, on développera par la suite ces deux
notions de structure narrative et de logique des actions à
lʼaide de divers supports pour amener lʼapprenant à appréhender
les différentes évolutions possibles dʼun récit c'est-à-dire
les
possibles narratifs
.
Dans cette première séquence la situation initiale va du début
du texte à "...et il posait de multiples questions aux marins qui,
en souriant, lui donnaient toutes les explications souhaitables".
(Il faut déjà noter que la situation initiale dans une séquence
ne correspond pas nécessairement à la situation initiale de
l'ensemble de la nouvelle).
Le déroulement des événements débute à "arrivé à la poupe, ..." et
sʼachève à "...il fit débarquer son fils. Puis il repartitsanslui.".
Il faudra noter que lʼemploi du verbe "sʼarrêta" et de lʼadjectif
"intrigué" signalent lʼélément perturbateur ( "quelque chose"
qui émergeait) qui vient bouleverser le calme initial. La résolution
vient au moment où Stefano est débarqué par son père.
La situation finale se termine par Stefano qui "apercevait un
petit point noir qui affleurait de temps en temps, cʼétait son K
60
qui lʼattendait avec obstination.". Le personnage principal,
Stefano, est décontenancé et déstabilisé car, en quelques instants
son destin sʼest scellé à celui du K dont il ignorait tout.
Résumé
possible de l'extrait : Stefano avait 12 ans et rêvait de
dépasser son père, capitaine au long cours, en prouesses et en
richesse. Pour la première fois, il regardait la mer du bateau de
son père quand, brusquement, il vit, à la traîne du bateau, un
point noir qui les suivait. Intrigué, Stefano interrogea son père
à ce propos et ce dernier lui expliqua que ce qu'il voyait c'était
le K, un dangereux squale qui avait la réputation de choisir sa
victime et de la pourchasser inlassablement jusquʼà la mort.
En raison de cette malédiction, le capitaine fit promettre à son
filsdeneplusjamaisapprocherlameretdébarqual'enfantsur
la jetée, sans autre explication. Stefano, décontenancé, regarda
son père sʼéloigner tandis quʼau large le K semblait le guetter.
Les trois grands moments du schéma narratif correspondent
aux trois attitudes de Stefano révélées par l'étude du lexique :
on passe ainsi de "heureux" à "intrigué" (noter également le
verbe "fascinait") et enfin,à "troublé".
Deux moments (et même trois) sont très importants dans cet
extrait car ils représentent des moments charnières où le récit
aurait pu bifurquer :
• le moment où Stefano voit le K,
• le moment où le père déclare ne rien voir du tout (on aurait
pu avoir une suite avec un Stefano disposant de pouvoirs
surnaturels, qui voit ce que le commun des mortels ne voit
pas par exemple),
• le moment où Stefano demande à son père s'il s'agit d'une
blague (si le père avait répondu par l'affirmative, cette partie
du récit -la découverte du K- aurait servi par exemple à




توقيع : RONALDO





الأحد 21 سبتمبر - 21:50:46
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مُساهمةموضوع: رد: 1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


1 FRANÇAIS Première année secondaire Lettres Guide du professeur


61
illustrer le caractère blagueur d'un personnage, le père en
l'occurrence, mais n'aurait eu aucune incidence sur l'histoire).
Les substituts nominaux désignant lʼanimal, de même que
lʼattitude des deux protagonistes humains en fin dʼextrait (le
filssurpris etlepèreaccablé),donnentuneimpressiondemystère
et de danger, La conclusion du père est indiscutable : jamais
plus Stefano ne pourra aller en mer ou même sʼen approcher
sous peine de mort.
Cette première séquence se termine sur une impression de
menace diffuse qui contribue à installer le suspense dans le
récit, puisque pour Stefano, le K symbolise désormais la mort
prédestinée (1
er
procédé de dissimulation).
Le texte "Happé par un poulpe" de Jules Verne vise à installer
les notions vues dans le 1
er
extrait de la nouvelle mais cette
fois il sʼagira de montrer comment un récit peut sʼorganiser
autour des indicateurs de temps et non pas autour du personnage
central comme dans le premier extrait de la nouvelle. Il est
à faire découvrir aux apprenants, d'une part, que cet extrait
ne comporte pas de situation initiale (l'expression "deux autres
bras" indique que les actions ont déjà commencé) et, d'autre
part, que le narrateur est un des personnages du récit.
Le travail sur la BD de Reiser permettra de dégager les
constantes du type narratif, et mettra en avant la particularité
du découpage en vignettes, qui donne le rythme de la progression
du type narratif pictural (qui adopte lʼimage comme moyen de
narration) . La BD intègre des onomatopées qu'il serait intéressant
de faire traduire en discours par les apprenants pour tester leur
compréhension (faire remarquer les graphismes différents
utilisés pour ces onomatopées).
62
Deuxième séquence :
Pour le second extrait, on se propose
dʼintroduire la notion de
forces agissantes
. Ainsi lʼapprenant
sera-t-il amené à distinguer les personnages principaux des
personnages secondaires (ceux qui n'influent pas sur l'action).
Il commencera à appréhender la notion dʼactant, il recensera
tout ce qui peut
caractériser
le ou les personnages principaux
( être, dire, faire).
Dans le récit, pour quʼil y ait séquence, il faut quʼun héros
(force agissante principale ou première) qui se trouve dans un
certain état de manque (physique, moral, social), tente dʼobtenir,
obtienne ou subisse une transformation de son état. Cette
transformation de son état, si elle se réalise, peut aboutir soit
à une "amélioration", soit à une "dégradation" de son état
antérieur.
La transformation peut être désirée pour combler un "manque"
et ce désir, sʼil est permanent, sera désigné par le nom de
"quête".
Les deux forces agissantes sur lesquelles se focalisera le récit
que nous étudions sont : Stefano Roi et Le K.
Pour rappel, cʼest la combinaison des forces qui construit
lʼintrigue. Le rôle de chacun dans cette combinaison détermine
sa fonction.
• Le destinateur : envoie le sujet en mission (quête).
• Le destinataire : reçoit lʼobjet de la quête.
• Le sujet : (héros) accomplit la quête.
• Lʼobjet : représente le but ou objectif visé par le sujet et qui
doit parvenir au destinataire.
• Le(s) opposant(s) : empêche(nt) le héros dʼaccomplir sa mission.
• Le(s) adjuvant(s) : aide(nt) le héros à accomplir sa mission.
63
NB : Les enseignants éviteront d'utiliser cette terminologie.
Comme dans le manuel, ils utiliseront des tournures telles que :
Que veut Stefano ?, Qui va l'aider ... ?, Qui va l'empêcher de ... ?
etc.
Il est impératif de faire le lien entre cet extrait et celui qui
précède (faire retrouver à quoi renvoie l'expression "A partir
de ce moment là"). On notera que le K, qui avait une fonction
d'opposant dans le premier extrait, (c'est lui qui va interdire
l'accès à la mer) va devenir progressivement l'objet de la quête
par l'obsession qu'il a réussi à faire naître dans l'esprit du héros
(cette remarque est donnée à titre indicatif, les enseignants
en tiendront compte ou non, selon l'interprétation de la nouvelle
qu'ils privilégieront). Le père, qui avait également une fonction
d'opposant dans le premier extrait, va, par sa mort, permettre
à Stefano (grâce à l'héritage) de faire ce qu'il désire, et la mort
devient ainsi, dans ce deuxième extrait, une force alliée. La
mère de Stefano, qui n'est pas au courant de la rencontre de
Stefano avec le K, et qui encourage son retour a aussi une
fonction d'alliée. Cet extrait (comparé au premier) montre que
les forces peuvent évoluer dans un récit. Les enseignants devront
revenir à chaque extrait sur le schéma actantiel pour faire
comprendre aux apprenants la dynamique du récit.
Dans cet extrait, on attirera également lʼattention des apprenants
sur la seule phrase dans laquelle le présent est utilisé (première
phrase du dernier paragraphe). Le présent ici est le temps du
commentaire et révèle ainsi l'intrusion du narrateur dans son
récit. Noter l'expression "l'attraction de l'abîme" (reprise dans
l'extrait suivant par "la tentation de l'abîme") qui révèlent
l'insatisfaction permanente de l'homme et la recherche
d'émotions pour donner un sens à la vie.
64
Cette seconde séquence sʼattachera également à expliciter
les différentes
fonctions assurées par la description
(qu'il
faudra voir aussi dans le premier extrait et dans les extraits
suivants pour appréhender la nouvelle dans son ensemble) :
Dans un récit la description permet dʼancrer les personnages
et lʼhistoire dans une réalité imaginée par lʼauteur. Elle assure
diverses fonctions :

focalisatrice
à travers le portrait (faire remarquer que la
description de Stefano est succincte, elle permet d'indiquer le
temps qui passe (on passe ainsi de "garçon" à "avait à peine
vingt-deux ans" à "vieux") et d'insister sur les qualités du
héros : l'ambition ("je commanderai des navires encore plus
gros", "ambitieux", "ambitieusement") ; l'amour du travail
("sérieux", "existence laborieuse") ; la volonté ("décupler sa
volonté", "résistance à la fatigue", "bourlinguait sans trêve")
etc.
• organisatrice
à travers son rôle dans la structuration des
textes (ex : dans la situation initiale)

symbolique
à travers le rôle dʼactants que peuvent jouer
certains lieux, certains objets ou certaines forces non humaines
(le K).
Description
et
portrait
se construisent à partir de la sélection
dʼéléments ordonnés en vue de produire une impression
dominante. Le type de progression thématique le plus fréquent
est la progression à thèmes éclatés par exemple, dans "La
maison" de Taos Amrouche dans lʼextrait de "Histoire de ma
vie", où un thème global, la maison, est décomposé en thèmes
secondaires ou sous thèmes.
Le discours descriptif se caractérise par la prééminence de
lʼimparfait, lʼabondance des qualifications et caractérisations
(adjectifs, relatives), la présence de figuresdestyle(comparaisons
65
et métaphores). Décrire cʼest donc caractériser. Descriptions
spatiales et portraits expriment un point de vue subjectif, celui
dʼun personnage (le K vu par Stefano et par son père) ou celui
du narrateur auquel le lecteur est invité à adhérer ("Le chef"
de Buzzati.).
Les activités
: Dans cette deuxième séquence, les activités
proposées ont pour objectif de dégager les différentes forces
agissantes dans un récit (structure simple et complexe).
Dans le texte "Le chef" de Buzzati , qui constitue une nouvelle
complète, il serait intéressant de faire ressortir les caractéristiques
du personnage central et la façon dont dires et actions peuvent
contribuer à le caractériser. On constatera que le nouvelliste se
focalise sur un aspect du personnage : le sérieux à l'excès, le
sérieux jusqu'à la caricature (idée rendue par le fait que le chef
considère comme un vice le fait d'aller au travail une heure
plus tard le dimanche, pourtant jour férié). La quête du chef
(la reconnaissance par les autres de son importance) ne peut
aboutir car sa vision ne coïncide pas avec celle que l'on a com
-
munément du travail et du sérieux. La quête est compromise
donc par la personnalité même du sujet (fonction d'opposant).
Lʼétude des BD de Slim vise à travailler la caractérisation
(fonction focalisatrice du portrait) et à discuter autour de problèmes
sociaux (ex : snobisme page 172, préjugés page 174 : peut-on
condamner et ne pas croire quelqu'un à cause de son physique ?
Ou au contraire, la BD ne dénonce-t-elle pas les discours
trompeurs des voyous ?) En tout état de cause, il est important
de laisser les apprenants réagir comme ils le sentent et donner
leur propre interprétation de la visée d'un dessin humoristique,
l'essentiel étant qu'ils apprennent à justifierleursdiresetàaccepter
que d'autres n'aient pas le même type de sensibilité qu'eux.
66
Dʼautres supports permettront à lʼapprenant de lire des
descriptions et de sʼexercer à y repérer lʼorganisation pour la
reproduire (cf textes de Balzac et dʼHemingway).
Dʼautres extraits de textes aideront à mieux comprendre les
fonctions organisatrice ou symbolique dʼune description
(respectivement texte 1 et 2 page 175).
Troisième séquence :
Le troisième extrait de la nouvelle
permettra à lʼapprenant de retrouver
le schéma actantiel
dans
un récit complexe (plusieurs séquences), de comprendre l'apport
des
discours dans les récits
(un récit est composé dʼactions,
de descriptions et aussi de discours, paroles des personnages
rapportées directement ou indirectement). Les paroles sont le
plus souvent introduites par des verbes introducteurs qui, le
plus souvent, permettent de traduire les intentions ou les sentiments
de celui qui les prononce.
Lʼétude des discours (style direct et indirect) permettra dʼanalyser
les actes de parole
pour mieux comprendre les rapports existant
entre les personnages.
Le troisième extrait de la nouvelle marque une nouvelle étape
dans la vie de Stefano qui, comme son père le prédisait,
sʼenrichit (voir le champ lexical du terme bateau). Cependant
de nombreux passages témoignent toujours de son obsession
pour le K.
Le récit mené au passé, suit un ordre chronologique.
Le repérage temporel se fait, non pas par rapport à des dates
mais par rapport à lʼâge de Stefano et même du K, cʼest à dire
du temps qui passe pour lʼun et lʼautre des deux protagonistes.
Et cʼest dans cet extrait que lʼon perçoit distinctement la fuite
67
du temps à travers le vieillissement de Stefano. En fait, lʼhistoire
débute lorsque Stefano a 12 ans et se termine à sa mort ; il
sʼagit donc dʼun récit de vie.
Il est intéressant de noter que le K (opposant) nʼest plus perçu
comme un dangereux ennemi par Stefano mais comme un
adversaire valeureux, un ami fidèlepresque,quilʼa"escorté"
tout au long de sa vie (fonction d'allié puisque le K a donné, en
quelque sorte, un sens à sa vie).
Résumé possible de cet extrait :
Lorsqu'il sentit sa mort prochaine, Stefano, qui avait passé sa
vie dʼhomme à naviguer et à fuir le K, se décida à affronter ce
dernier. Il était convaincu quʼune fin funeste l'attendait mais
en même temps décidé à se battre jusquʼau bout pour ne pas
décevoir son vieil ennemi.
Activités
: Les supports proposés à lʼétude dans cette séquence
visent à montrer comment le discours peut prendre le relais
de la narration (ex : page 180, "Le loup et l'agneau"). Dans
cette fable, il est à noter l'emploi de "elle" à la place de "vous",
emploi qui rend effective la distance ressentie par l'agneau, la
marque de respect et la confirmationdelasupérioritéduloup.
L'emploi de la deuxième personne aurait donné le même statut
à chacun des deux interlocuteurs.
La BD de Carabal permettra de mettre en avant les niveaux de
langue ainsi que le lien que lʼon peut établir entre le discours
et lʼimage. On verra aussi comment le discours peut aider à la
séquentialisation dʼune BD.
Lʼévaluation formative permettra d'investir tout ce qui à été vu
à propos du schéma narratif dans la rédaction dʼun récit de fiction
balisé par un schéma actantiel (grille proposée à cet effet).
68
Quatrième séquence :
Le dernier extrait de la nouvelle
permettra à lʼapprenant de faire une synthèse de toutes les
notions vues au cours de lʼétude de la nouvelle et du fait
narratif. En plus des
schéma narratif
et
actantiel
de toute la
nouvelle (structure complexe), les apprenants auront à inférer
la portée symbolique et/ou moralisatrice du récit.
Cette synthèse se matérialisera par l'élaboration dʼune fichede
lecture.
Lʼétude des descriptions spatiales et des champs lexicaux du
début et de la fin de la nouvelle dénotent clairement de
lʼatmosphère que le nouvelliste désire installer : on passera
dʼun lieu positif synonyme de vie et de jeunesse (Stefano est
âgé de 12 ans et a toute la vie devant lui) à un espace crépusculaire
et sombre synonyme de findevie.
Relevé des champs lexicaux dominants au début et à la fin
de la nouvelle
Séquence 1 situation initiale
Séquence 3 situation finale
beau
voilier
plus beaux
journée
splendide,
ensoleillée
, et
la mer était
calme
.
Stefano courait tout
heureux
Les officiers et les matelots le
virent disparaître là-bas, sur la
mer
placide
dans les
ombres de la nuit
.
Au ciel il y avait un croissant
de
lune
.
La
chaloupe
sʼéchoua
Champ lexical de lʼharmonie
et du bonheur
Champ lexical de la nuit, de
la mort
69
Activités :
le résumé, la fichedelectureainsiquelʼévaluation
certificative présentés dans cette séquence ont pour but de
permettre la récapitulation des notions importantes qui président
à lʼélaboration dʼun récit , et de vérifierledegrédemaîtrisede
ces notions.
Le schéma narratif et le schéma actantiel sont en liaison avec
l'interprétation qu'on donne d'une nouvelle. Nous vous proposons
une interprétation qui est à la portée des apprenants mais, selon
les niveaux, les enseignants peuvent aller plus loin (ex : le K
représente le destin de l'homme marqué par l'insatisfaction
qui l'empêche de connaître la "paix de l'âme", et dans cette
interprétation, il sera l'objet de la quête). Il est indispensable
de laisser les apprenants s'exprimer pour donner leur propre
interprétation. Ils s'initieront ainsi à la recherche d'indices,
apprendront à motiver leurs réponses et constateront, par la
confrontation des idées, que le texte littéraire comprend
plusieurs niveaux d'interprétation.
L'interprétation proposée (plus sémantique que symbolique)
demande à s'interroger sur le rôle du père et sur l'interdiction
faite au filsd'allerenmer.Onpeutpenserquelepère,capitaine
au long cours, ne veut pas que son fils suive sa voie et, pour
l'éloigner de la mer, va utiliser une légende comme épouvantail
(cf "le métier de marin n'est pas fait pour toi"). Ce qui corrobore
cette interprétation est que le père n'a pas parlé à la mère de la
rencontre avec le K, qu'il est le seul, avec Stefano, à avoir vu le
K (les autres marins ne le voient jamais et se moquent même
de Stefano : "et personne à bord n'apercevait le monstre si ce
n'est lui", "tu n'aurais pas vu un K par hasard ? ricanaient les
autres ...").
Le K symboliserait alors la mauvaise conscience d'un fils qui
n'a pas obéi aux ordres de son père, mauvaise conscience qui
va le poursuivre jusqu'à la mort et l'empêcher d'être heureux.
70
Stefano aura la réussite, la richesse mais pas la paix de l'âme.
Avec cette interprétation, l'effet de fantastique qui traverse la
nouvelle se trouve rationalisé.
Dans cette hypothèse, le schéma narratif serait le suivant :
- Situation initiale :
"Quand Stefano ... dents terribles" : Stefano rencontre le K
(qui n'est en réalité qu'un vulgaire squale).
- Elément perturbateur :
"Stefano, il n'y a plus de doute possible ... obstination" : Stefano
est interdit de mer.
- Actions :
• "A partir de ce moment ... semblait s'intensifier":Stefanoest
éloigné de la mer et donc du K.
• "Les satisfactions que l'on tire ... je lutterai de toutes mes
forces" : Stefano brave le K pour réaliser son rêve de devenir
marin.
• "A coups de rames ... dans les eaux noires" : Stefano rencontre
le K.
- Situation finale:
"Deux mois plus tard ... galet arrondi" : mort de Stefano.
Le schéma actantiel, selon cette interprétation sera :
- Le héros : Stefano qui accomplit la quête.
- La quête : Réussir dans le métier de marin qu'il a choisi malgré
la menace qui pèse sur lui.
- Destinateur : Stefano.
- Destinataire : Stefano
- Opposants : Le père, le K.
- Adjuvants : la mort du père, l'héritage, les qualités du héros,
la position de la mère qui encourage le retour de Stefano.
71
Les enseignants se reporteront à la bibliographie donnée dans
le document d'accompagnement du programme. Concernant
"la nouvelle", ils pourront s'appuyer sur ce qui suit :
Bibliographie
:
- "
La nouvelle ", Franck Evrard, ed. Seuil, 1997
.
- JM. Adam- " Linguistique et description littéraire ",
Larousse ,1976.
- Communication/n°8, 1966, R.Barthes, “Introduction
à lʼanalyse structurale des récits” :
• C. Bremond, " La logique des possibles
narratifs".
• T. Todorov, " Les catégories du récit
littéraire".
- JP. Goldenstein- " Pour lire le roman " (introduction
à une lecture méthodique de la fictionnarrative),
A de Boeck, Duculot, Bruxelles, 1983
- Francine Circurel. " La lecture de la nouvelle",
EFPE. Paris III




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